Plusieurs médias américains estiment que le gendre du président, Jared Kushner, a une place toute particulière dans l’exercice du pouvoir outre-Atlantique.

Son portefeuille est à peine croyable. Il a été chargé, entre autres, de négocier la paix au Moyen-Orient, de construire un mur frontalier avec le Mexique, de mettre fin au conflit israélo-palestinien, de poursuivre la diplomatie avec la Chine et, plus récemment, de gérer la crise du coronavirus.

Peu de personnes peuvent se targuer d’avoir de telles responsabilités aux États-Unis -ni même dans le monde.

Homme plutôt discret, qui préfère œuvrer en coulisses, Jared Kushner a gravi les échelons de la politique en un rien de temps. Du haut de ses 39 ans, et sans réelle expérience au préalable en politique, le mari d’Ivanka Trump, l’une des filles de Donald Trump, agit depuis plus de trois ans en tant que haut conseiller du président des États-Unis.

Au cours du mandat de Trump, quasiment personne n’a été aussi influent que Kushner, aussi bien dans la Maison-Blanche qu’en dehors, note le Time. En participant à l’évincement de personnes influentes du gouvernement, il a façonné l’entourage du président, ce qui a des conséquences non négligeables sur la politique actuelle du pays.

En charge de dossiers brûlants, il peut peser sur n’importe quelle décision à la Maison-Blanche, ajoute le média américain. La raison? Il a la confiance de son beau-père, chose plutôt rare pour un·e politicien·ne proche du président.

Un personnage «arrogant»

Mais qui est vraiment Jared Kushner? Dans une interview donnée par Vox, Andrea Bernstein, auteure du best-seller American Oligarchs, ayant notamment dressé le portrait du politicien pour The New Yorker, n’est pas tendre avec le haut conseiller du président.

Arrogant, inexpérimenté et voulant toujours avoir raison, Jared Kushner serait relativement peu apprécié au sein de l’administration Trump, explique-t-elle. Beaucoup attendraient son éviction avec impatience, ce qui, selon l’auteure, n’arrivera jamais.

«Je ne pense pas que les gens comprennent à quel point il est puissant. Vraiment pas», ajoute-elle. «Les gens sous-estiment sa proximité avec le pouvoir et sa volonté de l’utiliser. Et c’est un moment de vraie crise et de véritable incertitude, et ce gars est au centre de tout ça sans aucune formation».

Pour l’instant, Jared Kushner a une mission: s’assurer la réélection du président en 2020. Nul doute qu’un succès lui conférerait une place encore plus importante sur l’échiquier politique américain.

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