Affaiblie par la crise sanitaire, l’Algérie cherche à se diversifier

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Zouhir ne s’est pas encore remis de la crise. Ce chauffeur de taxi d’une cinquantaine d’années, qui sillonne l’ouest d’Alger, n’a pas retrouvé sa clientèle d’avant la pandémie de Covid-19, malgré un confinement en partie levé depuis le début du mois de juin. L’économie algérienne tourne toujours au ralenti et c’est grâce au salaire de sa femme, fonctionnaire, que le couple parvient à survivre avec leur fils dans un petit deux-pièces du quartier populaire d’El Madania. Malgré la promesse du gouvernement de compenser les pertes des travailleurs indépendants par des allocations, Zouhir assure que « rien n’a été versé pour le moment ».

La situation est encore pire pour les vendeurs à la sauvette du secteur informel, soit la moitié de la population active du pays : eux n’ont eu droit à aucune aide. « Heureusement que les subventions ont compensé l’augmentation des prix du lait et du pain, on avait peur de ne plus rien s’acheter » confie Aïcha, l’épouse de Zouhir.

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