Streaming : Yema, le Maghreb et le Moyen-Orient en haut de l’affiche

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Yema, nouvelle plateforme VOD consacrée exclusivement aux films et aux documentaires du monde arabe et du Moyen-Orient, a été lancée le 9 juin. Soixantième anniversaire de l’indépendance oblige, les réalisateurs algériens sont les vedettes de ce lancement.

Cette fois c’est fait, Yema est en ligne et son offre de films et de documentaires du « Maghreb-Orient » – les séries viendront probablement l’année prochaine – est disponible sur yema-vod.com. Fin 2021, Jeune Afrique avait rencontré les trois jeunes femmes à l’origine du projet alors que s’achevait la campagne de crowdfunding qui devait les aider à financer leur création. Une campagne réussie, confirme Léa Taïeb, l’une des cofondatrices : « Nous avons atteint le double de l’objectif que nous nous étions fixés, soit plus de 12 000 euros, ce qui nous permet aujourd’hui de nous lancer dans de bonnes conditions. Mais surtout, cette opération a confirmé plusieurs choses. Concernant le public visé d’abord : plus de 90 % des personnes qui ont contribué au crowdfunding vivent en France et c’est une communauté engagée, exigeante. Ils nous ont fait beaucoup de retours sur les films qu’ils aimeraient trouver sur Yema, ils ont confirmé leur intérêt pour une offre qui entre en résonance avec l’actualité, pour une éditorialisassions. »

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Ce dernier point était, dès le départ, l’un des objectifs affichés par les trois cofondatrices qui ne souhaitent pas simplement offrir un catalogue de films mais l’organiser par thématiques, accompagner les internautes dans leurs choix, justifier la sélection de telle ou telle œuvre.

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Au programme de cette offre, des cinéastes comme Lyes Salem, Azedine Kasri, Mounia Meddour, Djamel Kerkar ou Karim Moussaoui. Mais aussi, comme annoncé, une éditorialisassions de la sélection, c’est-à-dire des interviews de personnalités invitées à évoquer l’Algérie et son cinéma. Parmi les intervenants, la réalisatrice Sofia Djama, dont le film Les Bienheureux (2017) fait partie de la sélection, mais aussi l’historien Benjamin Stora.

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