A Vitré, un couple crée la polémique sur les réseaux sociaux après le placement provisoire de ses enfants

0
21

En l’espace de quelques jours, l’histoire d’un jeune couple de Vitré (Ille-et-Vilaine) qui dénonce le placement de ses deux enfants, dont un nouveau-né, après un accouchement à domicile, a fait le tour des réseaux sociaux. Tout part du témoignage d’une jeune mère, Noémie, diffusé le samedi 11 juin. Elle explique avoir accouché, une semaine plus tôt, d’une petite fille, Lou, « dans [sa] maison avec [s]on compagnon et [s]a fille de 2 ans »« C’était fabuleux, rapide, sans douleur, enfin voilà, le rêve que nous attendions depuis neuf mois », ajoute-t-elle. Mais, selon elle, le rêve tourne vite au cauchemar quand le père de l’enfant se rend au bureau d’état civil de sa commune pour déclarer la naissance, au bout de quatre jours. « A la mairie, la dame a paniqué en voyant que nous n’avions eu aucune assistance médicale chez nous », explique Noémie. Les services de protection maternelle et infantile (PMI) sont alors alertés.

Devant leur insistance, « nous sommes allés à la maternité pour faire examiner notre fille par un pédiatre, pour qu’ils nous fichent la paix », affirme la jeune femme, qui n’a pas répondu aux sollicitations du Monde. Mais, le lendemain, des représentants des forces de l’ordre, présentés consécutivement par la mère dans son témoignage en ligne comme « dix gendarmes » et des « policiers », se rendent au domicile du couple et repartent avec les deux enfants, afin de les placer en pouponnière. Un « enlèvement » dénoncé par les parents, qui y voient une sanction à la suite « d’un choix d’accouchement tout à fait légal mais non accepté cependant par les institutions : l’accouchement non assisté [sans personnel médical] ». Le couple, qui a décidé de médiatiser son histoire en créant un compte Instagram et une page Facebook, a également lancé une cagnotte en ligne pour pouvoir payer ses frais d’avocat. Leur récit a été abondamment relayé par des militantes de l’accouchement à domicile.

Version différente des autorités locales et judiciaires

Contactées, les autorités locales et judiciaires livrent cependant une version assez différente des faits. Dans la chronologie, d’abord. Selon la mairie de Vitré, quand le père s’est présenté au service d’état civil, le mardi 7 juin, pour déclarer une naissance survenue quatre jours plus tôt, les agents lui ont réclamé le certificat médical d’accouchement. Le père a répondu qu’il n’en disposait pas, sa concubine ayant accouché à domicile, et « les agents ont alors demandé si l’enfant et la maman avaient été vus par un médecin, le père a répondu que non ».

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici