Emmanuel Macron convie les forces politiques de l’Assemblée mardi et mercredi à l’Élysée

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Le président entend « dialoguer et échanger pour l’intérêt supérieur de la nation et bâtir des solutions au service des Français » dès lors qu’« il n’y a pas de majorité alternative », a précisé son entourage. Le conseil des ministres est reporté sine die.

La droite a remporté 85 % de ses duels au second tour

Malgré un nombre de députés divisé par deux par rapport à 2017, Les Républicains ont obtenu 64 sièges sur les 75 circonscriptions où ils étaient présents et se retrouvent en position d’arbitres dans l’hémicycle, notent Les Décodeurs.

Catherine Vautrin « appelle de [s]es vœux à la signature d’un pacte de gouvernement entre la majorité présidentielle et LR »

L’ancienne élue Les Républicains, devenue soutien d’Emmanuel Macron pressentie pour Matignon avant la nomination d’Elisabeth Borne, a répondu à nos confrères de Libération dans une interview. La présidente du Grand Reims « appelle de [s]es vœux à la signature d’un pacte de gouvernement entre la majorité présidentielle et LR ».

« Aujourd’hui, il est important d’éviter la paralysie de la France. Nous faisons face à une situation totalement inédite », analyse la chiraquienne. « Peut-être pouvons-nous regarder vers d’autres pays, notamment l’Allemagne, et nous rendre capables de créer les conditions de majorité. Utilisons le temps devant nous pour aboutir, autour du président de la République, à une majorité garantie par un pacte de gouvernement réunissant les réformateurs conscients que la France ne doit pas sombrer dans l’immobilisme », répond Mme Vautrin à Libé.

Selon elle, « il faut se mettre d’accord sur des sujets qu’on estime prioritaires », avant de citer « la transition énergétique du pays – une impérieuse nécessité – »« le pouvoir d’achat »« les retraites et notre pacte social », ou encore « sur la réindustrialisation »« Tout en imaginant, pourquoi pas, une clause de revoyure ou une analyse des programmes pour que soient ajoutées au projet du président de la République des mesures portées par LR », imagine-t-elle, ajoutant : « derrière, enfin, pourrait se constituer un gouvernement d’union ».

Plus tôt dans l’après-midi, Christian Jacob, le président des Républicains (LR), avait répété, la farouche opposition du parti à toute idée de coalition avec la majorité présidentielle, sortie très affaiblie du second tour des élections législatives. « Il n’est question ni d’un pacte, ni d’une coalition, ni d’un accord de quelque forme que ce soit », avait-il affirmé à la sortie du conseil stratégique de LR, faisant valoir « un débat très sain » dans cette réunion, qui a permis un choix « quasi unanime, ultra majoritaire ».

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