Au Brésil, le début de la fin pour Dilma Rousseff

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    4904034_7_9a69_apres-le-vote-des-deputes-les-opposants-a_3c18470bb124b05ba101b6fe4cda828cIls sont venus un par un à la tribune, invoquant le Brésil, la morale, la Constitution, la lutte contre la corruption, la famille parfois, et Dieu souvent. Suscitant tantôt les applaudissements tantôt les huées, les députés ont voté à Brasilia, dimanche 17 avril, en faveur de la procédure d’impeachment (destitution) de la présidente Dilma Rousseff, du Parti des travailleurs (PT, gauche) avec 367 votes pour, 137 contre, 7 abstentions et 2 absences. Un score cinglant, très au-dessus des deux tiers requis (342).

    « Ce vote nous remplit de tristesse et d’indignation », a réagi José Eduardo Cardozo, l’ancien ministre de la justice, qui avait assuré la défense de Dilma Rousseff. Tristesse, car les députés n’ont pas jugé la présidente pour un motif juridique, mais politique, et indignation, car à ses yeux, il s’agit d’un « coup d’Etat envers la démocratie ».

    A Brasilia, sur la partie droite de l’esplanade des Ministères où s’étaient amassés les manifestants pro-impeachment, le résultat a été salué par des pétards et des cris de joie, et par des pleurs côté gauche, celui des militants contre la destitution. La même scène s’est reproduite dans les autres grandes métropoles du pays comme Sao Paulo ou Rio de Janeiro.

    De la résidence présidentielle de l’Alvorada, Dilma Rousseff a suivi le score sur son poste de télévision comme un mauvais soir de Coupe du monde. Il était un peu plus de 21 heures quand, aux côtés de son mentor, l’ancien président Luiz Inacio Lula da Silva, elle a pris conscience de l’échec, sans que l’effleure l’idée…

     

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