Bamako frappée à son tour par la terreur djihadiste

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    forces-speciales-de-securite-du-maliC’est, comme en miroir, le reflet de la violence, à une semaine jour pour jour et à 4 000 kilomètres de distance, qui avait frappé Paris, vendredi 13 novembre. Au soir de l’attaque, vendredi 20 novembre, de l’hôtel Radisson Blu, à Bamako, le président malien, Ibrahim Boubacar Keïta, a déclaré l’état d’urgence dans le pays, décrété trois jours de deuil national, et averti, dans la nuit, que de nouvelles mesures de sécurité seraient prises rapidement.

    Sans doute le Mali, lui aussi, va-t-il décider de se considérer à nouveau « en guerre » comme la France. En 2013, le pays avait échappé de peu à une poussée de groupes djihadistes vers le Sud, stoppée dans le centre du pays par une intervention de l’armée française (opération « Serval »).

    Cette guerre-là est différente. Samedi 21 novembre au matin, le bilan des victimes s’élevait, selon la présidence malienne, à 21 personnes – dont deux assaillants –, tuées lors de l’attaque de l’hôtel par un commando dont l’action a été revendiquée par le groupe Al-Mourabitoune, de l’Algérien sans doute caché en Libye, Mokhtar Belmokhtar.

    Quelques heures plus, tôt, c’est le petit matin à Bamako. Le Radisson Blu, dans le quartier de Hamdallaye, où se trouvent de nombreux bureaux et administrations (l’immense cité des ministères offerte par la Libye de Kadhafi est toute proche), est l’un des établissements de luxe qui ont traversé les années les plus dures de la crise au mali: le coup d’état de 2012, l’effondrement de l’armée dans le Nord, les mois suivants, les craintes d’attentats ont éloigné les voyageurs…

    Source: lemonde.fr

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