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Burundi: le Parlement dénonce la mission de paix de l’UA

209252ed5a8c74d76c1cd66968a1bc178acde3d8Nairobi (AFP)-Les deux chambres du Parlement burundais, réunies en Congrès extraordinaire, ont appelé lundi le gouvernement à préserver la souveraineté du Burundi, dénonçant l’annonce par l’Union africaine (UA) du déploiement d’une mission de maintien de la paix dans ce pays englué dans une grave crise politique depuis huit mois.

Dans sa déclaration finale, le Congrès a exhorté le gouvernement burundais à « ne pas hypothéquer la souveraineté » du pays en cédant à l’UA. Il a aussi rappelé le principe de « non ingérence d’un Etat membre (de l’UA) dans les affaires intérieures d’un autre membre ».

Le Congrès a également tenu à « rassurer l’Union africaine qu’il n’y a pas de génocide en préparation ou en cours » au Burundi, estimant que les mises en garde de la communauté internationale contre un possible génocide n’étaient que des rumeurs sans fondement.

« Le Burundi est un pays en paix », les violences ne touchant que quelques quartiers isolés de Bujumbura, a ainsi assuré Pascal Nyabenda, président à la fois du CNDD-FDD, le parti au pouvoir, et de l’Assemblée nationale.

L’UA avait décidé vendredi de créer une Mission africaine de prévention et de protection au Burundi (Maprobu), forte de 5.000 hommes et pour une durée de six mois renouvelables, afin d’y enrayer le cycle des violences, accentuant ainsi la pression sur le gouvernement burundais.

Le Conseil de paix et de sécurité de l’UA, qui a autorisé cette mission, avait donné quatre jours à Bujumbura pour accepter ce déploiement, faute de quoi le bloc panafricain prendrait des « mesures supplémentaires » pour s’assurer qu’il ait lieu.

Bujumbura n’a même pas attendu la fin de cet ultimatum pour opposer un refus catégorique.

« Si les troupes de l’UA venaient sans l’aval du gouvernement, il s’agirait alors d’une force d’invasion et d’occupation » et le gouvernement burundais se réserverait « le droit d’agir en conséquence », a prévenu dimanche Jean-Claude Karerwa, porte-parole adjoint du président Pierre Nkurunziza.

Dans sa déclaration, le Congrès s’est aussi « indigné du silence » de l’UA sur les agissements du Rwanda, qu’il accuse de mettre sur pied une rébellion en recrutant dans les camps de réfugiés burundais sur son sol.

L’ambassadrice américaine à l’ONU Samantha Power a dit lundi espérer que le gouvernement burundais reviendra sur sa décision de refuser le déploiement dans le pays d’une mission de l’Union africaine (UA) pour tenter de stopper les violences.

« Nos collègues africains nous disent que les discussions continuent avec le gouvernement burundais », a-t-elle déclaré à la presse. « Nous espérons que ce n’est pas la réponse finale » de Bujumbura, a ajouté Mme Power qui préside en décembre le Conseil de sécurité de l’ONU.

– ‘Donner la parole au peuple’ –

La convocation en Congrès de l’Assemblée nationale et du Sénat, deux chambres complètement dominées par le CNDD-FDD, est un événement rare – c’est une première depuis le début de la crise fin avril -, qui témoigne du fait que le moment est jugé grave par le pouvoir.

Un analyste burundais ayant requis l’anonymat a estimé qu’en faisant ainsi appel aux « représentants du peuple, le pouvoir de Nkurunziza veut muscler ses arguments et donner une plus grande légitimité à son refus des troupes sur le sol du Burundi ».

« Sur la +Maprobu+, le peuple du Burundi doit avoir le mot final », a approuvé dans un tweet le chef de la diplomatie burundaise, Alain Aimé Nyamitwe.

La communauté internationale estime que la radicalisation du pouvoir ces dernières semaines fait peser sur le Burundi le risque d’un génocide.

« L’Afrique ne permettra pas un autre génocide sur son sol », a affirmé la semaine dernière le Conseil de paix et de sécurité de l’UA, en référence au Rwanda, où le génocide de 1994 a fait 800.000 morts, essentiellement au sein de la minorité tutsi.

L’ancien président burundais Pierre Buyoya a également mis en garde contre « un risque de génocide » au Burundi et dénoncé la volonté des dirigeants actuels du pays d’ethniciser la crise.

Le Burundi est plongé dans une profonde crise politique depuis la candidature fin avril de M. Nkurunziza à un troisième mandat, jugé par ses adversaires contraire à la Constitution et à l’Accord d’Arusha ayant permis la fin de la guerre civile (1993-2006) entre l’armée dominée alors par la minorité tutsi et des rébellions hutu.

La mise en échec d’un coup d’Etat en mai, la répression brutale de six semaines de manifestations quasi-quotidiennes à Bujumbura à la mi-juin et la réélection de M. Nkurunziza lors d’un scrutin controversé à la mi-juillet n’ont pas empêché l’intensification des violences, désormais armées.

Source: http://afrique360.com/

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L’Union européenne prolonge ses sanctions économiques contre Moscou

  • Les Etats membres de l’Union européenne (UE) ont donné leur feu vert, vendredi 17 décembre, au prolongement pour six mois des sanctions contre Moscou pour son implication dans le conflit en Ukraine, ont indiqué des sources diplomatiques.
  • mario-draghi-president-de-la-banque-centrale

La décision de renouveler ces sanctions, qui expiraient fin janvier, jusqu’à fin juillet 2016, a été prise par les ambassadeurs des Vingt-Huit après un conseil européen à Bruxelles. La décision formelle, à l’issue d’une procédure écrite prévue dans ces cas de figure, doit encore être adoptée par les pays membres lundi avant de paraître mardi au Journal officiel européen.

Si ces mesures de rétorsion économiques ont été régulièrement renouvelées depuis juillet 2014, l’Italie a critiqué la façon dont cette nouvelle prolongation a été décidée. « J’ai trouvé incohérent de vouloir confirmer les sanctions sans avoir d’abord une petite discussion, a fait savoir vendredi le chef du gouvernement italien, Matteo Renzi. Nous n’avons jamais caché notre position, même quand elle a fait l’objet de critiques fortes : pour combattre l’extrémisme et le radicalisme, nous avons aussi besoin de la Russie. » M. Renzi a récemment estimé que « l’approche antirusse ne conduira nulle part ».

Energie, banques, défense

A la différence de Paris ou Berlin, l’Italie souhaitait la tenue d’un débat au niveau des chefs d’Etat et de gouvernement sur la question des sanctions, et non une décision au niveau des ambassadeurs auprès de l’UE. La chancelière allemande, Angela Merkel, avait au contraire insisté pour que la question soit traitée loin des projecteurs, soulignant le rôle crucial que Moscou peut jouer dans plusieurs crises actuelles. La Russie, alliée du régime syrien de Bachar Al-Assad, s’est notamment imposée comme un acteur incontournable dans le dossier syrien.

Ces sanctions européennes ont été décrétées le 29 juillet 2014 après qu’un avion de la compagnie Malaysia Airlines a été abattu au-dessus du territoire tenu par les séparatistes prorusses dans l’est de l’Ukraine. Kiev et les Occidentaux accusent le pouvoir de Vladimir Poutine de soutenir ces combattants en leur fournissant des armes, mais aussi des troupes et des conseillers militaires. Ils ont toujours lié une éventuelle levée des sanctions à l’application pleine et entière des accords de paix signés à Minsk, le 11 février, qui prévoient des mesures progressives pour mettre fin au conflit.

Des pans entiers de l’économie russe sont frappés par ces sanctions. En empêchant les entreprises des secteurs de l’énergie, des banques ou de la défense de se financer sur les marchés d’Europe occidentale, elles ont contribué à plonger le pays en récession.

L’UE a par ailleurs établi une « liste noire » de personnalités russes et ukrainiennes pour leur implication dans le conflit, qui sont interdites de visas et dont les avoirs sont gelés. La Russie a répondu à ces sanctions en décrétant un large embargo sur les produits agroalimentaires européens.

Source: lemonde.fr

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En Chine, une immense coulée de boue qui n’a rien de naturel

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  2. Les vidéos amateurs diffusées par la télévision chinoise montrent l’ampleur du désastre qui a frappé, dimanche 20 décembre vers midi, un parc industriel de Shenzhen, le berceau de l’ouverture économique chinoise, dans le sud du pays : une coulée de boue s’avance vers un immeuble de trois étages et le fait s’effondrer comme s’il avait été dynamité.

    Au loin, un geyser de boue haut de plusieurs dizaines de mètres s’élève vers le ciel – possiblement dû à la rupture d’un des principaux gazoducs qui alimentent Hongkong en gaz naturel.

    Cette catastrophe n’a rien de naturel : la boue provient d’une ancienne carrière qui accueillait depuis des années les déchets des excavations des sites de construction de la région, jusqu’à former une colline artificielle de près de 100 mètres de hauteur. Elle a fini par basculer, peut-être sous l’impact de fortes pluies.

    Près de 900 personnes ont pu être évacuées à l’approche de la coulée, mais au moins 91 autres sont à ce stade comptabilisées comme disparues. Trente-trois bâtiments ont été détruits sur près de 100 000 mètres carrés. Les autorités locales sont sur le pied de guerre pour secourir des victimes : 1 500 sauveteurs ont bataillé dans la nuit de dimanche à lundi en quête de signes de vie, tandis que le président chinois Xi Jinping a appelé à tout faire pour retrouver des survivants.

    Dans un témoignage cité par le quotidien cantonais Nanfang, Cheng Yiquan, un travailleur migrant originaire de la province du Hunan, raconte avoir été tiré du lit par sa femme, dans son dortoir pour ouvriers de la construction, et avoir pris ses jambes à son cou :

    « On a couru pendant plusieurs minutes, c’était comme dans un film catastrophe. »

    La catastrophe a provoqué une explosion de gaz à Shenzhen, ville du sud de la Chine, et l’ensevelissement d’une trentaine de bâtiments.

                                                                                                                                                      Anarchie urbaine

    He Weiming, un éboueur de 36 ans originaire du Henan, a expliqué à l’agence Xinhua ne plus avoir de nouvelles de ses parents, son fils, sa femme et plusieurs autres membres de la famille, après avoir retrouvé sa maison engloutie par le torrent de boue à son retour du travail avec son frère :

    « Quand on est revenus, on ne voyait même pas le toit de la maison qui fait pourtant quatre mètres de haut. »

    Il a tenté d’appeler les siens des dizaines de fois au téléphone, sans succès, et ne sait pas s’ils ont pu s’échapper à temps. Une partie des habitations touchées regroupait des familles de récupérateurs de déchets, originaires de provinces de l’intérieur de la Chine.

    Le parc de Hengtaiyu, où a eu lieu l’incident, dans le nouveau district de Guangming, à une trentaine de kilomètres au nord-ouest de Shenzhen, appartient au patchwork de zones industrielles qui constitue la périphérie de la mégapole : usines et ateliers de sous-traitance y côtoient des champs et des villages convertis en dortoirs pour migrants.

    Y règne une anarchie urbaine souvent bien loin de l’image de hub high-tech que projette la célèbre « zone économique spéciale », où sont installés les grands noms de l’électronique chinoise et mondiale et où vivent près de 20 millions de personnes. Shenzhen, et la ville voisine de Dongguan, affichent les symptômes d’un développement trop rapide, oublieux des lourdes séquelles écologiques et sanitaires qu’il provoque.

    1500 secouristes ont tenté de retrouver des signes de vie dans les décombres.

    Des signaux d’alerte avaient pourtant été donnés. Selon le site d’information chinois Sohu, une étude d’impact environnemental a prévenu en janvier que la décharge de Hengtaiyu était un site à risque en raison d’une érosion des sols de la carrière susceptible de conduire à des effondrements. Déjà, plusieurs médias chinois se sont mis en quête de responsabilités, avant que la censure ne les en empêche. Le magazine d’information Caixin avance ainsi que le site a été créé par une société locale de gestion d’immeubles (l’équivalent d’un syndic), la Shenzhen Lü Wei Housing Management Company, qui a reçu en février 2015 le feu vert du gouvernement du district de Bao’an pour l’utiliser comme décharge temporaire pour des déchets de construction.

    Cette accumulation d’erreurs humaines et de failles en matière d’application des normes va de nouveau braquer les projecteurs sur le modèle de développement chinois. Elles rappellent bien sûr la catastrophe de Tianjin d’août dernier : un entrepôt de produits toxiques avait explosé, provoquant des dégâts colossaux. Les normes en matière de stockage et de comptabilité des produits avaient été grossièrement violées.

    Dans son éditorial du 20 décembre, le quotidien Global Times pointe les défis que présente l’adoption de mesures de sûreté plus strictes dans le secteur manufacturier à un moment où l’économie ralentit. Celle-ci pourrait toutefois être un bienfait déguisé, car elle « répond à la stratégie de transformer la Chine “usine du monde” en une nation industrielle avancée d’ici à 2025 ».

    La catastrophe a provoqué une explosion de gaz à Shenzhen, ville du sud de la Chine, et l’ensevelissement d’une trentaine de bâtiments.

     
  3. Source: lemonde.fr
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Israël : la police fait exploser la maison de l’auteur d’une attaque contre des Israéliens

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La Gambie est désormais « un Etat islamique », affirme son président Yahya Jammeh

Le-président-gambien-President-Yahya-Jammeh« Le destin de la Gambie est dans les mains d’Allah le Tout-Puissant. A partir d’aujourd’hui, la Gambie est un Etat islamique » « qui respecte les droits des citoyens », a déclaré jeudi le chef de l’Etat gambien.

La Gambie, ex-colonie britannique de près de 2 millions d’habitants en Afrique de l’Ouest, est désormais « un Etat islamique », a affirmé son président Yahya Jammeh dans une déclaration diffusée samedi 12 décembre par la présidence gambienne.

« Le destin de la Gambie est dans les mains d’Allah le Tout-Puissant. A partir d’aujourd’hui, la Gambie est un Etat islamique », a déclaré le président Jammeh qui s’exprimait jeudi à Brufut, à 25 km de la capitale Banjul, selon ses propos mis en ligne par la présidence sur son site statehouse.gm.

« Nous serons un Etat islamique qui respecte les droits des citoyens », a-t-il affirmé, en clôturant une tournée nationale.

Aucun détail n’a été fourni sur les modalités de ce changement de statut. Aucune source officielle n’était disponible pour commenter cette annonce dans l’immédiat.

La Gambie compte 1,96 millions d’habitants, à 90 % musulmans. Yahya Jammeh, 50 ans, militaire de carrière issu d’une famille paysanne de l’ouest du pays, cultive l’image d’un président musulman pratiquant – il apparaît régulièrement Coran et chapelet en main – et doté de pouvoirs mystiques.

Retrait du Commonwealth en 2013

Ancienne dépendance britannique, puis colonie britannique à partir de 1888, la Gambie est devenue indépendante en 1965 au sein du Commonwealth, avec comme Premier ministre Sir Dawda Jawara. Elle est ensuite devenue une République en 1970, sous la présidence de Jawara, qui a été renversé en 1994 par un coup d’Etat militaire dirigé par Yahya Jammeh.

M. Jammeh a ensuite été élu pour la première fois en 1996 puis réélu trois fois (en 2001, 2006 et ensuite en novembre 2011 avec 72 % des voix). Depuis, il règne en maître sur son pays, enclavé dans le Sénégal à l’exception de sa façade maritime.

En octobre 2013, il a annoncé le retrait, avec effet immédiat, de la Gambie du Commonwealth en qualifiant cette organisation de pays anglophones de « coloniale ».

En mars 2014, dans un discours lors d’une cérémonie publique, Yahya Jammeh avait indiqué que son pays allait abandonner l’anglais, actuellement sa langue officielle, au profit d’une langue nationale non précisée, sans fournir de calendrier, une annonce demeurée pour l’heure sans effet.

Il a fait adopter en 2002 un amendement constitutionnel supprimant la limite du nombre de mandats. Son régime est régulièrement critiqué par des défenseurs des droits de l’Homme pour des violations des libertés.

AFP

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Burundi: 87 morts dans les affrontements, selon l’armée

Affrontements à Burundi
Affrontements à Burundi

Le Burundi plongé dans l’extrême violence. Au lendemain des attaques coordonnées de trois camps militaires, deux dans la capitale et d’un troisième en province, l’armée sort de son silence et parle d’au moins 87 morts, dont quatre soldats et quatre policiers. A Bujumbura, des témoins sont confrontés à de véritables scènes d’horreur. Ils affirment avoir découvert des dizaines de cadavres dans les rues de la capitale.

C’est Gaspard Baratuza, le porte-parole de l’armée, qui a annoncé le dernier bilan des violences de ces deux derniers jours : 79 « rebelles » tués, 45 prisonniers et 97 armes saisies. Côté armée, huit soldats et policiers tués et 21 autres blessés. Cela fait 87 morts en tout.

Selon l’état-major, ce bilan fait suite à l’attaque de trois camps militaires à Bujumbura et dans la province de Bujumbura rural, vendredi 11 décembre à l’aube, et à la poursuite des assaillants par les forces de l’ordre. Les attaquants du camp de Ngagara se seraient repliés vers le Sud, dans le quartier de Nyakabiga, tandis que ceux du camp de Musaga se seraient dispersés dans les rues alentours.

« Les combats se sont poursuivis pendant la nuit de vendredi à samedi et les cadavres trouvés dans ces quartiers ce matin sont ceux d’ennemis » a déclaré le porte-parole de l’armée.

Le colonel Gaspard Baratuza s’est enfin refusé à tout commentaire concernant les accusations d’exécutions extra-judiciaires portées par de nombreux habitants, renvoyant au texte du communiqué.

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Le Canada accueille ses premiers réfugiés syriens

Le premier ministre canadien, Justin Trudeau, a accueilli un premier groupe de 163 réfugiés syriens à l’aéroport de Toronto, où s’est posé dans la nuit du jeudi 10 au vendredi 11 décembre l’avion militaire qui les acheminait. Sous la houlette du nouveau gouvernement libéral, le Canada est le premier pays d’Amérique du Nord à ouvrir ses frontières aux réfugiés syriens.« Sortis de l’avion ce soir en tant que réfugiés, ils ressortiront de l’aérogare en tant que résidents permanents au Canada avec un numéro de sécurité sociale, une carte de santé et une opportunité de devenir pleinement canadiens », a déclaré Justin Trudeau. « On se souviendra tous de ce jour », a-t-il ajouté, avant d’aller saluer les familles, souvent des mères avec leurs enfadébarquées à l’abri des caméras et du public.Le Canada acceuille les premiers syriens

« Source de force »

Pour le Canada, « c’est une source de force » d’accueillir ces réfugiés et « de leur offrir, à cœur ouvert, un avenir pour eux et leurs enfants », a ajouté M. Trudeau accompagné de plusieurs membres de son gouvernement, dont les ministres de l’immigration, John McCallum, et de la défense, Harjit Sajjan. « C’est une nuit merveilleuse » pour ces personnes « qui ont fui une situation très difficile » dans leur pays, a lancé M. Trudeau.

A la suite des attentats de Paris et Saint-Denis du 13 novembre et en raison des difficultés logistiques, ce sont finalement 10 000 Syriens qui devraient trouver asile au Canada avant la fin du mois de décembre en provenance des camps de réfugiés en Jordanie et au Liban – et non 25 000 comme promis auparavant. Samedi, au terme d’une nouvelle rotation, un vol devrait se poser à Montréal avec environ 160 réfugiés syriens à son bord, et le rythme devrait s’accélérer les jours suivants, parfois au rythme de deux avions pas jour, pour respecter les engagements.

Les 15 000 autres réfugiés sont attendus en janvier et février 2016, et autant ensuite sur le reste de l’année, selon le gouvernement, qui s’est félicité de la mobilisation de tous les

Source: lemonde.fr

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Avion abattu: la Russie annonce des mesures de rétorsion économiques contre la Turquie

Le président russe Vladimir Poutine a signé samedi un décret adoptant un ensemble de mesures de rétorsions économiques, en réponse au crash d’un bombardier russe abattu mardi par l’aviation turque à la frontière syrienne.

Ces mesures préparées par le gouvernement russe, “visant à assurer la sécurité nationale et celle des citoyens russes”, comprennent l’interdiction des vols charters entre la Russie et la Turquie, l’interdiction aux employeurs russes d’embaucher des travailleurs turcs ou encore le rétablissement du régime des visas entre les deux pays, selon le texte du décret publié par le Kremlin.

Source: lemonde.fr

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Un Belge, soupçonné d’avoir joué un rôle dans les attentats, arrêté en Turquie

dans-la-nuit-de-vendredi-a-samedi-le Huit jours après les attentats du 13 novembre à Paris et à Saint-Denis, qui ont fait 130 morts et plusieurs centaines de blessés, la région de Bruxelles était en alerte maximale, les autorités craignant une attaque similaire.

Une semaine de traque, de renforcement sécuritaire, d’intensification des bombardements en Syrie et de diplomatie pour renforcer la lutte antiterroriste s’achève, alors que les policiers européens étaient encore à la recherche du principal suspect, Salah Abdeslam.

Les policiers sont toujours à la recherche de Salah Abdeslam, soupçonné d’avoir participé aux attentats de Paris et seule personne qui échappe encore aux polices européennes. Il aurait été aidé à quitter Paris.

Abdelhamid Abaaoud, l’homme soupçonné d’être l’instigateur des attentats − et mort durant l’assaut de Saint-Denis de mercredi − , avait manipulé une des trois kalachnikovs retrouvées dans une Seat noire, utilisée par le « commando des terrasses » et retrouvée à Montreuil. La même ville de la périphérie parisienne où il a été filmé le soir du carnage à 22 h 14 par une caméra dans une station de métro.

En Turquie, un Belge arrêté en compagnie de deux Syriens

  • La police turque a interpellé, samedi, un Belge d’origine marocaine de 26 ans, Ahmet Dahmani, soupçonné d’avoir effectué des repérages en vue des attentats, a dit un responsable gouvernemental turc. Deux autres individus, âgés de 23 et 29 ans et de nationalité syrienne, ont aussi été interpellés en sa compagnie dans la ville d’Antalya. « Nous pensons qu’il était en contact avec les terroristes qui ont attaqué Paris. L’enquête se poursuit », a déclaré un haut responsable du gouvernement turc, cité par AP.

Sur les sept kamikazes morts le 13 novembre :

  • Quatre sont français : Brahim Abdeslam (31 ans) ; Bilal Hadfi (20 ans) ; Samy Amimour (28 ans) ; et Ismaël Omar Mostefaï (29 ans) ;
  • Deux sont entrés en Europe via la Grèce en octobre. Il s’agit de celui près duquel on a retrouvé un passeport syrien à l’authenticité douteuse et dont les policiers ont diffusé la photo ; et d’un second, qui a été formellement identifié vendredi soir, selon le procureur ;
  • Un kamikaze reste à identifier, le troisième qui était au Bataclan.

En Belgique, trois personnes sont en garde à vue

  • Deux d’entre elles, Hamza Attou et Mohamed Amri, ont convoyé Salah Abdeslam, qui a participé aux attentats de vendredi 13 à Paris, et dont le frère Brahim s’est fait exploser près de la place de la République. La police multiplie les opérations pour tenter de retrouver ce Français de Molenbeek.
  • Le troisième suspect, un Marocain de Jette, a été mis en examen vendredi. Il aurait aidé Salah Abdeslam durant sa fuite. Aucune ceinture d’explosif ni explosif n’ont été retrouvés à son domicile, selon le parquet fédéral belge, qui n’a pas précisé quels types d’armes avaient été découverts.

A Saint-Denis, une seule personne encore en garde à vue

  • Les gardes à vue de sept des huit personnes interpellées à Saint-Denis après l’assaut du RAID ont été levées. Cinq d’entre elles seraient des étrangers en situation irrégulière, sans lien avec les attentats, qui squattaient vraisemblablement l’immeuble de la rue du Corbillon. Seul Jawad B., qui s’était présenté comme le logeur du commando devant les caméras de télévision, était toujours en garde à vue.

Dans la nuit du vendredi 20 au samedi 21 novembre, le gouvernement belge a placé la ville en état d’alerte maximale et a demandé à la population d’éviter les lieux fréquentés en raison d’une menace « sérieuse et imminente ». Le niveau d’alerte à Bruxelles a été relevé à 4. Le porte-parole du centre de crise n’a pas voulu préciser la nature de la menace qui a poussé les autorités à relever le niveau d’alerte à Bruxelles.

Le premier ministre, Charles Michel, a pris la décision de relever dans la nuit le niveau de menace « suite à des informations d’un risque d’attentat similaire à Paris ». Les cibles potentielles seraient les centres commerciaux, les transports en commun et les grands événements rassemblant des foules.

« Il s’agissait donc d’une menace d’attentat commis à plusieurs endroits par plusieurs individus ».

Le centre de crise gouvernemental a annoncé qu’il avait recommandé la fermeture du métro pendant tout le week-end. Tous les centres commerciaux ont fermé à la mi-journée, tout comme la plupart des bâtiments publics. Près de 1 000 soldats sont déployés dans les rues de la capitale belge.

Source: lemonde.fr

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Burkina : nouvelle date pour la présidentielle fixée au 29 novembre

Ouagadougou – Initialement prévue le 11 octobre mais reportée en raison du coup d’Etat manqué, l’élection présidentielle au Burkina Faso a été fixée au 29 novembre, ont annoncé mardi deux candidats.

La date du 29 novembre a été retenue par l’ensemble des acteurs politiques du Burkina Faso pour l’organisation des élections législatives et présidentielle, a affirmé Ablassé Ouedraogo, un des candidats à l’issue d’une concertation entre tous les acteurs de la transition au palais présidentiel.

Notre position de base était que les élections se déroulent le 15 novembre (…) La nouvelle date proposée est le 29 novembre, a confirmé Roch Marc Christian Kaboré, un des favoris du scrutin.

Le gouvernement devrait entériner la date mercredi en conseil des ministres.

Ces élections doivent mettre fin à la transition issue de l’insurrection populaire ayant chassé Blaise Compaoré après 27 ans au pouvoir. Le 16 septembre, trois jours avant l’ouverture de la campagne, des militaires du Régiment de sécurité présidentielle (RSP), l’ancienne garde prétorienne de Compaoré, avaient fait irruption au Conseil des ministres prenant le président et le gouvernement en otage avant de proclamer le putsch le 17 au matin.

Parmi leurs revendications figuraient notamment des élections inclusives, c’est à dire l’autorisation d’être candidat pour des personnalités ayant soutenu le projet de réforme constitutionnelle devant permettre à Compaoré de briguer un nouveau mandat.

L’ancien ministre des Affaires étrangères Djibrill Bassolé, dont la candidature à la présidentielle avait été invalidée par le Conseil Constitutionnel, a été inculpé d’attentat à la sûreté de l’Etat et de haute trahison quelques jours après l’échec du coup. Ses avocats ont toutefois nié à plusieurs reprises toute participation de M. Bassolé au putsch.

Quatorze candidats seront en lice pour la présidentielle.

(©AFP / 13 octobre 2015 21h10)

Source: Romandie