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A l'instant Internationale

Un attentat suicide dans un mariage fait 63 morts et 182 blessés à Kaboul

Un attentat suicide lors d’une cérémonie de mariage à Kaboul le 17 août au soir a fait 63 morts et 182 blessés, a annoncé le ministère afghan de l’Intérieur.

L’attentat qui a visé samedi soir un mariage à Kaboul a tué au moins 63 personnes et en a blessé 182, ont indiqué dimanche matin les autorités.

«Parmi les victimes il y a des femmes et des enfants», a précisé le porte-parole du ministère de l’Intérieur, Nasrat Rahimi.

C’est un des attentats les plus meurtriers depuis le début de l’année en Afghanistan, selon l’AFP.

L’explosion est survenue à 22H40 (18H10 GMT) «dans la salle de mariage Shar Dubai dans l’ouest de Kaboul», avait indiqué samedi soir M. Rahimi sans être alors en mesure de livrer un premier bilan.

Donald Trump
© REUTERS / JONATHAN ERNST
«Je ne veux pas tuer 10 millions de personnes»: Trump dit qu’il pourrait gagner la guerre en Afghanistan en une semaine
Les porte-paroles talibans ont nié dimanche matin l’implication du groupe insurgé. «L’Émirat islamique [appellation que se donnent les talibans, NDLR] condamne fermement l’attentat contre des civils à Kaboul. Commettre de tels assassinats délibérés et brutaux et prendre pour cible des femmes et des enfants n’a aucune justification», ont tweeté deux porte-paroles des talibans.

Les mariages en Afghanistan réunissent plusieurs centaines d’invités dans de grands complexes en périphérie de la ville.

Le 12 juillet, dans un attentat revendiqué par Daech*, au moins six personnes ont été tuées et quatorze blessées lorsqu’un kamikaze s’est fait exploser lors d’une cérémonie dans la province de Nangarhar, dans l’est de l’Afghanistan.

*Organisation terroriste interdite en Russie

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A l'instant Finances-Eco Internationale

Ces grandes fortunes ont perdu 18 milliards de dollars en un jour

Mercredi 14 août, dix grandes fortunes mondiales, dont Jeff Bezos, Mark Zuckerberg et Bernard Arnault, ont perdu la somme de 18 milliards de dollars à cause de la chute des valeurs boursières. C’est une conséquence directe de la situation du marché de la dette états-unienne.

La fortune de dix des personnes les plus riches au monde a diminué mercredi 14 août de presque 18 milliards de dollars, a informé Forbes. Cela est lié à la chute drastique des indices des valeurs états-uniennes.

La plus grosse perte est attribuée à Jeff Bezos, fondateur et PDG d’Amazon dont la fortune a fondu de 3,5 milliards de dollars. Le cofondateur de Facebook, Mark Zuckerberg, a perdu 3,2 milliards de dollars et le président de LVMH Bernard Arnault 3 milliards de dollars.

Dollar US (image d'illustration)
© DEPOSITPHOTOS / VADIMVASENIN
La dette hypothécaire des USA a dépassé le seuil de la crise de 2008
Pendant la session du 14 août, l’indice principal Dow Jones Industrial Average a baissé de 3,05%, battant ainsi le record d’octobre dernier. D’autres indices américains ont également diminué: S&P 500 de 2,93% et NASDAQ Composite de 3,02%.

La chute des valeurs boursières est causée par la situation alarmante du marché de la dette des États-Unis. La rentabilité des bons du Trésor à long terme est devenue inférieure à celle des obligations à court terme, ce qui laisse à craindre une crise globale à venir.

 
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Ce qui n'a pas été dit Internationale

Trump croit savoir qui a en réalité organisé les attentats du 11 septembre

Le locataire de la Maison-Blanche a déclaré avoir une idée concernant les vrais commanditaires des attentats terroristes du 11 septembre 2001. Et ce n’est pas l’Irak, à ses yeux.

Les attaques du 11 septembre 2001 aux États-Unis, qui ont fait près de 3.000 morts, n’ont pas été orchestrées par l’Irak de Saddam Hussein, a déclaré Donald Trump.

CIA
© AP PHOTO / CAROLYN KASTER
11 septembre: la CIA a songé à administrer un «sérum de vérité» à ses prisonniers
Dans une interview accordée à la chaîne ABC News, le Président américain a confié avoir une idée concernant les vrais commanditaires des attentats:

«L’Irak n’a pas détruit le World Trade Centre. Ce n’était pas l’Irak, c’était d’autres gens. Et je crois que je sais qui étaient ces gens. Et vous le savez aussi peut-être», a fait part le locataire de la Maison-Blanche.

11 septembre Memorial
© AFP 2019 BRENDAN SMIALOWSKI
Un tribunal US ordonne à l’Iran de dédommager les familles des victimes du 11 septembre
Après les attaques du 11 septembre revendiquées par la nébuleuse terroriste Al-Qaïda*, les États-Unis sont intervenus en Afghanistan où le groupe était installé. Les attentats ont également servi de prétexte pour l’invasion de l’Irak en 2003, entraînant la mort de centaines de milliers d’Irakiens et contribuant à la montée en puissance de Daech*.

Lors de l’entretien, Donald Trump a d’ailleurs estimé que l’intervention US au Moyen-Orient avait été «une décision terrible», décrivant cette région comme «du sable mouvant».

Fin 2018, le dirigeant US avait déclaré que ses prédécesseurs auraient pu empêcher les attentats du 11 septembre s’ils avaient prêté attention à ses propos concernant le chef d’Al-Qaïda*, Oussama ben Laden.

*Organisation terroriste interdite en Russie

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Finances-Eco Internationale

«Ils nous plument»: Trump se plaint du commerce avec l’Union européenne

Plument encore et encore alors que nous les défendons. C’est dans ces termes que le Président américain a décrit les relations commerciales liant son pays à l’Union européenne.

Dans le commerce, les pays de l’UE «plument» les États-Unis plus que la Chine, considère le Président Donald Trump.

«Les autres pays nous plument terriblement et les pires agresseurs sont les soi-disant alliés. L’Union européenne nous maltraite dans le commerce plus que la Chine», a déclaré Trump intervenant lors d’une conférence de l’association Turning Point USA.

«Eux, l’UE, nous tuent. Ils ont été créés pour nous écraser économiquement. Cela étant dit, nous les défendons. Ils nous plument dans le commerce et nous les défendons et ils nous plument encore», a-t-il ajouté, précisant qu’il obligeait les alliés à «payer».

Et d’assurer qu’avec son arrivée au pouvoir, les États-Unis étaient de nouveaux respectés.

Taxes sur les voitures européennes

 Huawei (image d'illustration)
© AP PHOTO / MARK SCHIEFELBEIN
«En fermant le marché américain à Huawei, Trump a ouvert des possibilités d’investissements chinois accrus en Europe»
C’est dès sa campagne électorale que Donald Trump a promis de trouver une solution aux relations commerciales ne profitant pas à son pays.

En juin, il a déclaré que les États-Unis taxeront les voitures européennes de 20%. Toutefois, il a par la suite pris la décision d’ajourner de six mois cette mesure visant non seulement les véhicules mais aussi les pièces détachées.

Il a en outre chargé le secrétaire au Commerce, Wilbur Ross, d’enquêter pour déterminer si les importations de véhicules étrangers présentaient une menace à la sécurité nationale.

 
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Internationale

«Si Assange est condamné, ce sera un précédent terrifiant pour tous les journalistes»

Selon les 17 nouveaux chefs d’inculpation qui relèvent de l’Espionage Act, loi américaine vieille de plus d’un siècle, Julian Assange encourt jusqu’à 175 ans de prison. L’analyste politique américain John Steppling donne à Sputnik son opinion sur ce que cela signifie pour le fondateur de WikiLeaks et pour les journalistes du monde entier.

Si le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, est condamné selon ces nouvelles accusations d’espionnage que les États-Unis ont lancées contre lui, il risquera de passer toute sa vie en prison, a déclaré à Sputnik John Steppling, analyste politique américain, rappelant que ces 17 nouveaux chefs d’inculpation cumulés étaient passibles de 175 ans d’emprisonnement.

Julian Assange
© SPUTNIK . ALEX MCNAUGHTON
Washington annonce 17 nouvelles inculpations contre Julian Assange.

«Il a été accusé en vertu de la loi de 1917 sur l’espionnage, et je ne pense pas que cet acte ait jamais été utilisé auparavant. […] Si Assange est condamné, ce sera un précédent terrifiant pour tous les journalistes», a-t-il estimé.

Et d’ajouter que le gouvernement américain voulait, de toute évidence, éliminer le peu qu’il restait encore du Premier amendement et des libertés civiles.

Julian Assange
© AFP 2019 DANIEL LEAL-OLIVAS
Le parquet suédois demande l’arrestation de Julian Assange.

«Si Assange est condamné, […] il viendra aux États-Unis enchaîné. Tout ce qui peut être fait en secret en termes de procédure judiciaire sera fait en secret. Et il n’a aucune chance d’éviter le plus strict isolement cellulaire. Il va disparaître quelque part dans un cachot», a poursuivi l’Américain.

Selon ce dernier, la possibilité d’un procès en bonne et due forme a pratiquement disparu.

«En réalité, les “crimes” qui sont imputés à Assange sont mineurs et tout à fait éphémères en comparaison notamment des crimes de guerre dont les dirigeants de l’Occident sont coupables. Le tout est assez effrayant», a constaté M.Steppling.

Interrogé sur le rôle que pourrait jouer le Royaume-Uni dans le destin de Julian Assange, alors que la Suède demandait elle aussi son extradition, l’analyste a répondu:

«Le Royaume-Uni fera ce que les États-Unis leur diront de faire. […] Eh bien, je suppose que le Royaume-Uni va téléphoner à l’administration Trump pour lui demander ce que “Donald” voudrait que l’on fasse. Rappelez-vous ces images: Assange traîné hors de l’ambassade d’Équateur par ce genre de voyous employés par le gouvernement britannique».

Activistas con la foto de Julian Assange, fundador de WikiLeaks, cerca del juzgado de Westminster, Reino Unido
© REUTERS / HENRY NICHOLLS
Rédacteur en chef de WikiLeaks: «La justice a disparu depuis longtemps» pour Assange.

Si Julian Assange est reconnu coupable, il risque aux États-Unis une peine cumulée de 175 ans de prison.

Le fondateur de WikiLeaks, 47 ans, a été arrêté le 11 avril à l’ambassade d’Équateur à Londres, où il s’était réfugié depuis sept ans, à la suite d’une demande d’extradition des États-Unis.

Il a été condamné au début du mois de mai à près d’un an de prison par la justice britannique pour violation des termes de sa liberté conditionnelle lorsqu’il s’était réfugié à l’ambassade d’Équateur en 2012.

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Afrique Derniers Articles Internationale

«Contre-vérités, chantage», le Cameroun tacle la résolution du Parlement européen

Le Cameroun n’a pas digéré l’intervention du Parlement européen au sujet du climat sécuritaire et politique dans le pays. Depuis l’adoption d’une résolution qui incrimine le gouvernement camerounais dans les conflits en cours, les réactions fusent. Yaoundé s’insurge contre ce qu’il considère comme «une litanie de contre-vérités».

Les réactions n’ont pas tardé au Cameroun, après l’adoption, jeudi 18 avril, d’une résolution du Parlement européen (PE) au sujet de la détérioration du climat politique et sécuritaire dans le pays. Le gouvernement de Yaoundé a formellement répondu aux eurodéputés via une déclaration à la presse de son porte-parole, dans la nuit de lundi 22 avril.

«Le Gouvernement camerounais s’élève radicalement contre cette résolution du Parlement européen et exprime son indignation face à un acte empreint de partialité, qui s’apparente à une kyrielle de contre-vérités, d’affirmations gratuites, de récriminations infondées et d’injonctions assorties de chantage, dirigées contre les autorités camerounaises et nos Forces de Défense et de Sécurité», a déclaré René Emmanuel Sadi, ministre de la Communication et Porte-parole du gouvernement.

Cameroun
© AP PHOTO /
Arrestation de Kamto, crise anglophone, le Parlement européen tacle le Cameroun.

Le gouvernement camerounais riposte à ce qu’il considère comme une ingérence du parlement européen dans ses affaires internes en réaffirmant que «le Cameroun est et demeure un État souverain et de droit et qu’il est de sa responsabilité de conduire le destin du Cameroun au mieux des intérêts de tous les Camerounais et dans le respect des valeurs fondamentales de la République.»

Au sujet de la crise séparatiste en cours dans les régions anglophones du pays, René Emmanuel Sadi, tout en listant les mesures prises par Paul Biya dans la résolution du conflit, parmi lesquelles la mise sur pied d’un comité national de désarmement, de démobilisation et de réintégration des bandes armées, le lancement d’un plan d’urgence humanitaire, la libération de plus de 200 prisonniers ou l’accélération de la décentralisation du pays, précise par ailleurs à l’endroit du parlement européen qu’il

«est spécieux, voire inexact d’affirmer que “des tensions existent entre francophones et anglophones, que les régions anglophones subissent des discriminations”» et s’inscrit en faux contre les accusations «d’exactions et autres graves atteintes aux droits de l’Homme dirigées sur des cibles civiles» portées à l’endroit de ses forces armées.

Des enfants sous un arbre à Limani, Cameroun
© SPUTNIK . ANICET SIMO
Au Cameroun, les pro-Kamto renvoient «à une date ultérieure» leurs manifestations.

En effet, dans leur résolution, les eurodéputés s’inquiètent de la crise en cours dans les régions anglophones et déplorent «la violence et la discrimination à l’encontre de la communauté anglophone.» Le PE «se déclare particulièrement préoccupé par les allégations selon lesquelles les forces gouvernementales seraient responsables d’homicides, de recours excessif à la force et de tortures.»
Réagissant par ailleurs à la détention, qualifiée «d’arbitraire» par le PE, de Maurice Kamto, des membres et sympathisants de son parti politique,

«l’arrestation de Monsieur Maurice Kamto et ses partisans, ainsi que leur mise en détention provisoire, sont clairs et conformes aux lois et règlements du Cameroun, ainsi qu’aux conventions internationales auxquelles notre pays a librement souscrit. On ne saurait par conséquent qualifier d’arbitraires l’arrestation ou la mise en détention de ces justiciables de droit commun», a souligné le porte-parole du gouvernement camerounais.

Maurice Kamto, président du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC), le 30 septembre 2018, Cameroun
© AFP 2019 MARCO LONGARI
Cameroun: malgré l’interdiction, pour les pro-Kamto, «la marche du 13 est maintenue».

René Emmanuel Sadi estime de plus «que cette Résolution est le produit d’une instrumentalisation où transparaissent tout à la fois: la candeur, l’ignorance, la désinformation et la mauvaise foi.»

Cette réponse du porte-parole du gouvernement de Yaoundé n’est pas la seule enregistrée après ce tacle du Parlement européen. Au lendemain de la résolution, le Sénat et l’Assemblée nationale du Cameroun sont montés au créneau. Dans un communiqué publié samedi 20 avril, dont Sputnik a eu copie, Marcel Niat Njifenji, le président du Sénat camerounais, s’insurge contre les affirmations contenues dans ladite résolution, qui déroule d’après lui «une litanie de contre-vérités sur la situation sociopolitique et sécuritaire au Cameroun».

«Le Sénat de la République du Cameroun, tout en dénonçant la campagne de dénigrement dont notre pays est l’objet, en appelle à la compréhension de ses partenaires de l’Union européenne, plus particulièrement ceux qui, comme le Cameroun, ont été ou sont confrontés à la menace séparatiste et/ou aux violences terroristes qui affectent le quotidien des populations», écrit le président du Sénat, qui invite par ailleurs une délégation de députés européens à Yaoundé «afin que ces derniers se fassent eux-mêmes leur propre opinion sur la situation sociopolitique et sécuritaire du Cameroun.»

Le carrefour Mutenguene, point d’entrée de la région sécessionniste du Sud ouest
© SPUTNIK . ANICET SIMO
Cameroun, retour à Buea, épicentre de la crise séparatiste anglophone.

Ce même samedi, Cavaye Yeguié Djibril, président de l’Assemblée nationale, a également fait savoir aux députés européens dans un autre communiqué, qu’ils se trompaient dans la perception qu’ils ont de la situation sécuritaire et sociopolitique au Cameroun, tout en rappelant au sujet de la crise anglophone, que «Paul Biya, n’a de cesse de prendre des mesures et des initiatives à l’effet d’apaiser la situation et de juguler la crise.»

Pour rappel, le 18 avril dernier, le Parlement européen a adopté une résolution qui remet en cause les efforts des autorités camerounaises dans leur volonté de faire face aux problèmes auxquels est confronté le pays. Dans cette résolution, le Parlement européen s’est prononcé sur la gestion de la crise qui secoue les régions camerounaises du Nord-Ouest et du Sud-Ouest d’une part, et la situation sociopolitique et sécuritaire du Cameroun d’autre part.

Maurice Kamto, président du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC), le 30 septembre 2018, Cameroun
© AFP 2019 MARCO LONGARI
Cameroun, Maurice Kamto demande la médiation de l’Onu.

Dans son ensemble, cette résolution incrimine le gouvernement camerounais. Ce dernier est accusé, entre autres, d’atteintes aux droits de l’Homme, de mauvaise gestion de la crise anglophone dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest, de violences policières, d’arrestations arbitraires.

L’arrestation de Maurice Kamto et de ses partisans a créé un nouveau foyer de tension dans un pays qui fait déjà face à la violente crise séparatiste de ses régions anglophones. Depuis plus de deux ans, la crise sociopolitique qui secoue le Nord-Ouest et le Sud-Ouest, les deux régions anglophones du pays (qui représentent environ 20% de la population) s’est transformée en affrontement armé entre forces de défense et de sécurité camerounaises et militants séparatistes.

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Afrique Internationale

Des millions de Mouammar Kadhafi? L’ex-Président sud-africain brise le silence

L’ancien Président sud-africain, Jacob Zuma, a démenti dans un tweet les informations relayées par le journal local Sunday Times, selon lesquelles il détenait le montant considérable de 30 millions de dollars, somme qui proviendrait des coffres de Mouammar Kadhafi.

Réagissant à un article du journal local Sunday Times, d’après lequel il possédait 30 millions de dollars provenant de Mouammar Kadhafi, l’ancien Président sud-africain, Jacob Zuma, a nié cette information sur son compte Twitter ce mardi.

​«Je dois des millions de dollars en frais de justice (…) J’entends maintenant que j’ai gardé de l’argent appartenant à mon défunt frère Kadhafi. Où est cet argent parce que Sa Majesté [Mswati III, actuel roi de l’Eswatini, ndlr] n’en sait rien?», a-t-il notamment écrit.

La ministre des Affaires étrangères, Lindiwe Sisulu, a qualifié cette information d’«histoire de fantômes».

Kadhafi
© AFP 2019 CHRISTOPHE SIMON
Ombre de Mouammar Kadhafi: 5 scandales posthumes ayant frappé des pays occidentaux

«Cela fait beaucoup penser à une histoire de fantômes. Si vous croyez aux fantômes, vous allez voir un fantôme, mais vous ne serez jamais capable de le toucher. C’est une histoire qui circule depuis des années et des années», a rappelé la ministre, citée par le site d’information sud-africain news24.com.Le 7 avril, Sunday Times a publié un article selon lequel Jacob Zuma possédait 30 millions de dollars de l’ancien dirigeant libyen Mouammar Kadhafi. Selon le média, ce montant aurait été stocké dès 2011 dans la résidence privée de M.Zuma avant d’être transféré en Eswatini, l’ancien Swaziland, et que le roi Mswati III en était informé.

La fortune de Mouammar Kadhafi ne cesse d’alimenter les polémiques sur le continent africain et au-delà. Néanmoins, il n’existe pas toujours de d’informations exactes sur l’existence de cet argent.

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A l'instant Internationale

«Toujours blanchi», si Kiev «voulait manger des bébés au petit-déjeuner, il serait servi»

Vladimir Poutine a commenté les perspectives de sa rencontre avec Donald Trump lors du sommet du G20 en Argentine, les sanctions adoptées contre la Russie et leurs conséquences, ainsi qu’a parlé de la Russie de l’après-Poutine lors du forum d’investissement La Russie appelle qui se déroule à Moscou.

La rencontre entre les Présidents Poutine et Trump au sommet du G20 en Argentine, le dollar qui «quitte» l’économie russe et les sanctions contre Moscou ont été parmi les sujets évoqués mercredi par le Président Poutine lors du forum d’investissement «La Russie appelle» à Moscou.

La Russie n’a rien contre le dollar, mais «c’est bien le dollar qui sort de la Russie»

Vladimir Poutine
© SPUTNIK . SERGEI GUNEEV
Dédollarisation: pour Poutine, «ils se tirent une balle non pas dans le pied, mais un peu plus haut»

La Russie se passe du dollar dans certaines transactions internationales, mais elle ne se fixe pas comme objectif de renoncer à la monnaie américaine, a assuré M.Poutine. Selon lui, c’est le dollar qui perd ses actifs.

«La Russie ne cherche pas à sortir du dollar, c’est bien le dollar qui sort de la Russie. Ceux qui prennent ces décisions [les sanctions, ndlr] se tirent une balle non pas dans le pied mais un peu plus haut», car cette politique pousse d’autres pays à trouver des monnaies de réserve alternatives», a-t-il affirmé.

Moscou entend s’émanciper du système SWIFT

D’après M.Poutine, la Russie et ses partenaires commerciaux clés œuvrent pour la création de systèmes permettant de se passer du système interbancaire international SWIFT. La société belge a annoncé en octobre 2014 qu’elle faisait l’objet de pressions de certains pays insistant pour qu’elle se joigne aux sanctions contre la Russie, notant toutefois qu’elle n’avait pas l’intention d’y céder.

SWIFT
© PHOTO. FACEBOOK / SWIFT COMMUNITY
Poutine: la Russie et ses partenaires vont vers une émancipation du système SWIFT.

«Nous travaillons activement avec certains pays, avec nos principaux partenaires commerciaux, sur la mise au point de systèmes qui seraient indépendants de SWIFT», a-t-il déclaré.

Premier commentaire de Poutine sur l’incident dans le détroit de Kertch

Dans le contexte de l’aggravation de la situation après l’incident dans le détroit de Kertch, où trois navires militaires ukrainiens ont violé le 25 novembre les eaux territoriales russes avant d’être arraisonnés par les gardes-côtes russes, Vladimir Poutine a expliqué en quoi ce qu’il a qualifié de provocation serait profitable au chef d’État ukrainien Piotr Porochenko.

«En ce qui concerne l’incident dans la mer Noire, c’est une provocation, sans doute organisée par les autorités ukrainiennes, y compris par le Président qui agit à l’approche de la présidentielle en Ukraine programmée pour mars», a noté M.Poutine.

Президент Украины Петр Порошенко на пресс-конференции в Берлине
© AFP 2018 TOBIAS SCHWARZ
Poutine explique en quoi la provocation en mer Noire pourrait profiter à Porochenko

Le Président a rappelé qu’il y avait des agents du Service de sécurité d’Ukraine (SBU) parmi les personnes arrêtées par les gardes-frontières russes à bord des navires ukrainiens.

«Ils ont avoué qu’ils étaient des agents du Service de sécurité d’Ukraine. Ce sont des signes d’une provocation préparée d’avance et destinée à servir de prétexte pour introduire la loi martiale en Ukraine», ce qui n’a rien à voir avec les tentatives d’améliorer les relations ukraino-russes, a-t-il précisé.

«Politique myope» des sponsors de Kiev

En plus, les personnes actuellement au pouvoir en Ukraine, qui font la promotion des mesures antirusses, bénéficient d’un vaste soutien de pays étrangers. Cette «politique myope» gâte les autorités du pays qui n’ont ainsi aucune raison de «travailler comme il faut dans le pays et de mener une politique économique normale», d’après M.Poutine.

Or, l’Ukraine fait face à des problèmes économiques, sociaux et financiers, «elle mendie sans cesse auprès du Fonds monétaire international (FMI) et les générations futures devront un jour payer ces dettes».

«Kiev est toujours blanchi, s’il voulait manger des bébés au petit-déjeuner, il serait servi. On dira qu’ils ont faim et rien à faire», a ironisé le Président russe.

Pétrole: Moscou prêt à poursuivre sa coopération dans le cadre de l’accord OPEP+

Президент РФ В. Путин принял участие в пленарном заседании VI Всемирного конгресса соотечественников, проживающих за рубежом
© SPUTNIK . MAXIM BLINOV
Poutine s’exprime sur le travail de Mohammed ben Salmane dans le cadre de l’OPEP+

La Russie continuera de collaborer avec les pays signataires de l’accord dit OPEP+ sur la réduction de la production pétrolière, d’après le Président Poutine.

«Nous sommes actuellement en contact avec l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et nous poursuivrons ce travail conjoint si c’est nécessaire», a-t-il déclaré avant de rappeler que 24 pays producteurs de pétrole, membres et non-membres de l’OPEP, avaient pour la première fois réussi à réaliser à 100% leur entente sur la régulation du marché.

Le chef du Kremlin a salué le travail accompli par le prince saoudien Mohammed ben Salmane dans le cadre de l’accord sur la stabilisation de l’offre et de la demande sur les marchés pétroliers.

La Russie d’après-Poutine

À la question de savoir ce qui arrivera à la Russie après son départ de la politique, M.Poutine a espéré que le pays continuerait de changer vers le mieux.

«Je peux vous dire que la Russie se sent déjà assez indépendante et autonome, mais elle est prête à coopérer avec tous nos partenaires, y compris avec les États-Unis […]. Nous avons plusieurs projets nationaux et j’espère qu’ils seront plus au moins réalisés. C’est une mission très ambitieuse, mais si nous avançons avec confiance, le pays changera, vers le mieux», a déclaré le Président.

Sanctions contre la Russie, un «coup dur pour l’Europe»

Après l’incident du détroit de Kertch, plusieurs dirigeants politiques européens, dont le Président polonais Andrzej Duda ou le chef de la commission des Affaires étrangères du Bundestag Norbert Röttgen, ont évoqué la possibilité de nouvelles sanctions économiques contre Moscou. Toutefois, selon le journal Die Welt, les diplomates français et allemands réunis à Bruxelles auraient jugé nécessaire d’adopter des mesures visant à «renforcer la confiance» entre l’Europe et Moscou et se seraient opposés à l’introduction de nouvelles sanctions à l’encontre de la Russie.

Selon M.Poutine, les sanctions adoptées pour des raisons politiques portent aussi préjudice à leurs auteurs et les sanctions imposées à la Russie ont été un coup dur pour l’UE qui «a perdu 400.000 emplois».

«Toutes les restrictions politiquement motivées et illégales du point de vue des normes juridiques internationales et des normes de l’OMC ont un effet néfaste pour tout le monde, y compris pour ceux qui les adoptent», a estimé le chef d’État.

L’économie russe s’est adaptée aux sanctions

Selon le Président russe, l’économie russe s’adapte aux difficultés et crée des conditions pour la croissance.

«À mon avis, il est clair que, malgré tous les phénomènes de crise et même les difficultés créées artificiellement, l’économie russe s’adapte à ces difficultés […] et crée les conditions de son propre développement», a noté M.Poutine.

La Russie a renoncé aux importations dans son industrie de défense

Incident dans le détroit de Kertch
© PHOTO. CRIMEA’S FSB PRESS SERVICE
Die Welt: Paris et Berlin s’opposent à de nouvelles sanctions visant Moscou.

Quant à la Russie, après l’adoption des sanctions, elle a pratiquement renoncé aux importations dans la production de matériels de guerre, a précisé le Président Poutine.

«Nous avons pratiquement renoncé aux importations dans le domaine de la production des matériels de guerre. Nous nous en occupons tout le temps, nous organisons des réunions des responsables du secteur de défense et des forces armées deux fois par an et ces discussions durent une semaine — nous passons une semaine à Sotchi pour discuter des questions à l’ordre du jour», a annoncé le chef suprême des armées.

Sommet Poutine-Trump: le Président américain «a une attitude plutôt positive»

M.Poutine a noté qu’il comptait rencontrer son homologue américain en Argentine au cours du prochain sommet du G20 qui aura lieu les 30 novembre et 1er décembre.

«J’espère qu’on pourra en discuter si on a l’occasion de s’entretenir avec le Président des États-Unis en Argentine.. J’ai l’impression que M.Trumpa une attitude plutôt positive. Il faut trouver des points en commun, parvenir à un consensus aux États-Unis qui permettrait aux élites américaines de collaborer avec leurs partenaires», a indiqué M.Poutine lors du forum d’investissement La Russie appelle.

Le porte-parole du Président russe, Dmitri Peskov, a annoncé mercredi que le Kremlin se préparait à ces entretiens malgré la déclaration faite par M.Trump au quotidien The Washington Post et selon laquelle cette rencontre pourrait être annulée. M.Trump l’a déclaré suite à l’incident dans le détroit de Kertch.

Vladimir Poutine et Donald Trump lors du sommet du G20 à Hambourg
© SPUTNIK . SERGEY GUNEEV
Incident en mer Noire: la rencontre Poutine-Trump pourrait être annulée?

«Les préparatifs sont en cours, on s’est mis d’accord de tenir une rencontre. Nous n’avons pas reçu d’autres informations de nos partenaires américains», a indiqué M.Peskov.

La Maison-Blanche avait précédemment annoncé que Donald Trump assisterait à des négociations bilatérales avec Vladimir Poutine à l’occasion du sommet du G20. Le Kremlin a confirmé cette information précisant que la date de la rencontre n’était pas encore fixée.

La 10e édition du forum d’investissements La Russie appelle (Russia Calling) qui se déroule à Moscou réunit les dirigeants du pays et les chefs de grandes entreprises russes et étrangères.

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Berlin: pour que l’UE parle «d’une seule voix» la France doit lui céder son siège à l’Onu

Le ministre allemand des Finances estime que l’Europe doit disposer de son propre siège au sein du Conseil de sécurité de l’Onu. Selon lui, c’est à la France de céder le sien à l’Union européenne.

Olaf Scholz, vice-chancelier allemand et ministre fédéral des Finances, estime que l’Union européenne doit avoir son propre siège au sein du Conseil de sécurité des Nations unies. Et pour défendre son point de vue, il n’y va pas par quatre chemins: il a ouvertement déclaré souhaiter que le siège de la France au Conseil de sécurité devienne un siège européen afin que l’UE puisse « parler d’une seule voix ».

«Si nous prenons l’Union européenne au sérieux, elle devrait également parler d’une seule voix au sein du Conseil de sécurité des Nations unies […] Le siège de la France pourrait être transformé en siège de l’UE», a affirmé lors d’un discours sur l’avenir de l’Europe à Berlin Olaf Scholz, cité par les médias.

Nations unies
© SPUTNIK . MICHAIL KLIMENTYEV
Conseil de sécurité, Berlin mettrait bien Paris sur un siège permanent… éjectable!

Il a ajouté que le poste de chef de la délégation de l’Union européenne auprès des Nations Unies pourrait être occupé de manière permanente par un Français, tout en admettant qu’il serait difficile de matérialiser ce projet.

«La France et l’Allemagne agissent désormais ensemble dans cette instance», mais un siège européen permettrait d’aller encore plus loin, a souligné Olaf Scholz.

Depuis sa création au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, le Conseil de sécurité compte cinq membres permanents qui disposent d’un droit de veto: Chine, États-Unis, France, Royaume-Uni et Union soviétique (Russie).

Conseil de sécurité de l'Onu
© AP PHOTO / PABLO MARTINEZ MONSIVAIS
Berlin veut rendre sa participation au Conseil de sécurité de l’Onu «plus européenne»

Outre ces cinq membres permanents, la structure dispose de dix élus chacun choisi pour une période de deux ans. Le 8 juin, l’Allemagne a été élue membre du Conseil de sécurité pour les années 2019 et 2020. Début octobre, Christoph Heusgen, proche d’Angela Merkel depuis son arrivée au pouvoir en 2005, ne cachait pas les ambitions de l’Allemagne de siéger au Conseil de sécurité de l’Onu, officiellement pour «faire valoir les positions de l’Union européenne».

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Ministre russe de la Défense en Iran: le virage de la Russie vers l’est

Pour la première fois en quinze ans, le ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou s’est rendu en visite officielle de deux jours en Iran. Cette visite et la signature d’un accord intergouvernemental sur la coopération militaire entre les deux pays n’est pas une simple évolution dans le domaine militaire.

Pour la première fois en quinze ans, le ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou s’est rendu en visite officielle de deux jours en Iran. Cette visite et la signature d’un accord intergouvernemental sur la coopération militaire entre les deux pays n’est pas une simple évolution dans le domaine militaire. Elle s’inscrit dans la continuité du retournement militaro-politique de la Russie vers l’est, déjà illustré par les récentes visites de

Vladimir Poutine en Inde et de Sergueï Choïgou en Chine et au Pakistan. Cette dernière visite à Téhéran est un pas géopolitique vers des relations d’alliés entre la Russie et l’Iran.

Les intérêts coïncident

A Téhéran, le ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou et son homologue iranien Hossein Dehghan ont évoqué les problèmes de sécurité régionale et internationale, et ont signé un accord sur la coopération militaire entre les deux États, qui s’est considérablement élargie.

Les plans conjoints, à terme, visent à étendre les échanges de délégations, organiser des négociations de commandement, participer aux exercices en tant qu’observateurs, préparer des cadres militaires, échanger les expériences dans les opérations de maintien de la paix et la lutte antiterroriste, le déminage humanitaire et les escales de navires de guerre dans les ports russes et iraniens. Un tel ordre du jour montre que les relations russo-iraniennes évoluent du statut de partenariat à celui d’allié, alors que jusque-là les intérêts commerciaux étaient majoritaires. Ce n’est pas un hasard si l’agence de presse iranienne IRNA a qualifié la visite de Sergueï Choïgou à Téhéran “d’événement marquant”.

Les positions de l’Iran et de la Russie sont proches sur de nombreux problèmes régionaux et internationaux: le programme nucléaire iranien, le déploiement de l’Otan en Europe de l’Est, la crise politique syrienne et la lutte contre les groupes terroristes au Moyen-Orient.

En octobre 2013 déjà, le ministre Dehghan avait défini le rôle de la Russie dans la politique étrangère de son pays: “La poursuite de la coopération militaire entre les deux pays contribuera à la consolidation des efforts pour renforcer la sécurité régionale et internationale”.

Oublier le mémorandum Gore-Tchernomyrdine

La coopération militaro-technique russo-iranienne se base sur les accords intergouvernementaux signés entre l’URSS et l’Iran en 1989-1991.

Au cours des dernières décennies, l’URSS et la Russie ont ainsi livré à l’Iran des dizaines d’avions et d’hélicoptères de combat, des systèmes de défense antiaérienne, des centaines de missiles, de chars et de véhicules blindés d’infanterie, ainsi que trois sous-marins. A une certaine époque, jusqu’à 85% des nouvelles armes acquises par l’Iran venaient de Russie.

En 2000, la Russie a officiellement informé les USA de sa sortie unilatérale du mémorandum restrictif Gore-Tchernomyrdine (du 30 juin 1995). Après le premier septennat du XXIe siècle, l’Iran était le troisième plus grand acheteur d’armes russes pour un montant total de fournitures avoisinant les 2 milliards de dollars (plus de 5% de l’ensemble des exportations d’armements russes). Cependant, en 2010, le Conseil de sécurité des Nations unies a restreint la vente d’armements et de matériel militaire à l’Iran, bloquant la fourniture de cinq divisions antiaériennes S-300 par la Russie.

Désormais, plusieurs différends devront être remis à plat. L’Iran considère toujours ce contrat comme valide et devrait recevoir prochainement des S-300 ou leur version plus moderne de la part de la Russie.

Le positivisme sans euphorie

Les tensions entre la Russie et l’Occident ont offert de nouvelles opportunités à l’Iran. Toutefois Jahangir Karami, professeur à l’Université de Téhéran et spécialiste du développement des pays de l’Eurasie, note sans euphorie: “L’Iran n’est pas un allié de la Russie, du moins pour l’instant. Les problèmes dans les relations entre l’Iran et l’Occident n’ont rien à voir avec la Russie. Ils ont leur propre histoire. Même en ce qui concerne le programme nucléaire iranien, la Russie s’est toujours rangée du côté de l’Occident et ce qui s’est produit en Syrie a été mis en œuvre pour faire pression essentiellement sur Téhéran, pas sur Moscou”.

Il ne sera donc pas simple, pour la Russie, de transformer l’Iran en allié fiable.

Une activité asymétrique

A Téhéran, Sergueï Choïgou a hautement apprécié la lutte de l’Iran contre le terrorisme international et a souligné le caractère général des risques régionaux, proposant de s’unir pour les combattre.

A l’issue de sa visite officielle en Iran, Sergueï Choïgou s’est envolé pour l’Inde, où il s’entretiendra le 21 janvier avec son homologue indien Manohar Parrikar pour évoquer les aspects de la coopération militaire et militaro-technique entre la Russie et l’Inde.

Dans ce contexte d’activité dualliance antioccidentale, le député irakien Kamil al-Zaidi a déclaré que la coalition internationale pour lutter contre l’EI, menée par les USA, mettait en évidence la faiblesse et l’absence d’intérêt pour éradiquer l’État islamique. C’est pourquoi l’Irak s’attend à ce que la Russie participe au réglement de ce problème. Une coopération directe dans ce secteur géopolitique entre la Russie, l’Iran, l’Irak et l’Afghanistan semble logique et opportune.

Certains médias occidentaux qualifient la Russie d’État voyou, l’accusant de former une alliance antioccidentale, alors qu’en parallèle des représentants du commandement américain se rendent discrètement à Kiev pour évoquer sur place l’assistance au profit des forces armées ukrainiennes.

Sous couvert de campagne médiatique antirusse, l’Ukraine participe aux réunions du Comité militaire de l’Otan sur la coopération militaire et les plans de réforme des forces armées ukrainiennes du 20 au 22 janvier.