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Des médecins nomment l’aliment bénéfique pour ceux souffrant d’hypertension

Des médecins ont révélé que la mozzarella pouvait être consommée par les personnes souffrant d’une tension artérielle élevée. Selon eux, ce type d’aliment contient une quantité admissible de sel et de graisse par rapport aux fromages traditionnels.

Un groupe de médecins a conseillé aux personnes souffrant d’hypertension artérielle de ne pas se refuser la consommation de fromages, rapporte le Daily Express.

Une tension artérielle élevée se caractérise par une pression anormalement forte du sang sur la paroi des artères. À long terme, cette hypertension est un facteur de risques. Les médecins cherchent par conséquent les moyens pour y parer.

L’une des façons consiste en une alimentation saine et équilibrée.

Pour ceux qui aiment le fromage, il vaut mieux accorder sa préférence à la mozzarella. Les médecins ont prouvé que cet aliment permettait de faire baisser la tension artérielle.

Sommeil
© SPUTNIK . ILYA PITALEV
Quel lien entre le manque de sommeil et la tension artérielle?
Ils ont expliqué que certains types de fromages contenaient une énorme quantité de sel, révélant que le cheddar, par exemple, pouvait en contenir plus qu’un paquet de chips. Cet aliment peut ainsi nuire à la santé car il retient l’eau qui s’accumule dans l’organisme et commence à exercer une pression sur les vaisseaux sanguins. D’où l’augmentation de la tension artérielle.

Selon la nutritionniste Sarah Schenker, la mozzarella est un produit naturel à faible teneur en sel et en graisse.

«Les aliments lactés à faible teneur en graisse (y compris le lait, les yaourts, le fromage «maigre») aident à contrôler et réduire la tension grâce à l’interaction du calcium avec le potassium», a-t-elle expliqué.

Elle a néanmoins conseillé de consommer ce type de fromage en petite quantité.

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Une femme ayant eu le cancer dévoile le premier symptôme qui l’a touché

Pendant toute sa vie, une Canadienne a eu une petite tache pâle sur sa lèvre qui ne l’a pas inquiétée avant le moment où il est apparu que c’était le premier signe d’un cancer de la peau qui se développait.

Une femme vivant au Canada a vécu toute sa vie avec une petite tache rose au-dessus de la lèvre sans penser qu’un jour elle se transformerait en cancer, relate le quotidien britannique The Sun. Tracy French a tiré la sonnette d’alarme quand le petit bouton a rougi et s’est ensuite couvert de particules marron. La biopsie a montré qu’il s’agissait d’un cancer de la peau.

«Il ressemblait à un bouton, puis il est parti et ensuite il s’est transformé en petite croûte et est devenu écailleux», a expliqué Tracy.

Heureusement pour elle, elle a trouvé inquiétant l’évolution de la petite tache qui a toujours été là. Les médecins ont immédiatement procédé à l’ablation de cette partie de la peau, ce qui lui a sauvé la vie. Actuellement, la femme se sent bien.

Cancer
CC0
Un nouveau régime spécial permet de freiner le développement du cancer

Ayant surmonté cette maladie, Trace French a décidé de donner quelques conseils aux autres. Tout d’abord, elle insiste sur le fait qu’il faut faire attention à toutes les particularités peu ordinaires que vous trouvez sur votre peau et être vigilant. Elle rappelle qu’il faut aller assez souvent chez le dermatologue pour qu’il examine toute la peau, car «des choses peuvent apparaître du jour au lendemain».

Selon les médecins cités par le quotidien, ce type de cancer se développe lors de la mutation des cellules de l’épiderme. Les cellules cancéreuses se forment sur les bras, sur le cou, sur les parties du corps qui sont les plus exposées au soleil. Ensuite, les petites taches pâles peuvent devenir plus lumineuses, voire saigner.

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Maladie des Blancs: quand l’organisme attaque son propre cerveau

2,3 millions de personnes dans le monde sont atteintes aujourd’hui de sclérose en plaques (SEP), grave maladie du système nerveux central, résultant d’une activité excessive du système immunitaire. Il n’en existe toujours pas de traitement curatif.a

En cas de sclérose en plaques (SEP), les cellules du système immunitaire détruisent la membrane protectrice des nerfs, ce qui provoque des à-coups dans le fonctionnement du système nerveux central. Cette maladie auto-immune touche de nos jours 2,3 millions de personnes à travers le monde. Il n’en existe pas de traitement curatif, alors que les médicaments et soins visent à améliorer les fonctions après une poussée ou à repousser de nouvelles crises. Par ailleurs, les médicaments utilisés sont modérément efficaces et peuvent avoir des effets secondaires.

Un succès malgré un diagnostic effrayant

Par une belle matinée de septembre 1978, Michael Kosterlitz a essayé de se lever du lit, mais n’a pas réussi à garder l’équilibre. Il a passé toute la semaine en hôpital d’où il est sorti avec un diagnostic effrayant – la sclérose en plaques (SEP).

Damien Gerace à Moscou
© PHOTO. DAMIEN GERACE
Atteint d’une sclérose en plaques, un Français opte pour un traitement quasi unique à Moscou

Michael a compris que désormais, sa vie ne serait plus jamais ce qu’elle était auparavant. Physicien théoricien, diplômé d’Oxford et père de deux enfants dans ses 35 ans, il savourait la vie, combinant la science, la famille et l’alpinisme. Depuis ses années universitaires, tous les week-ends, il se rendait à la montagne à la conquête d’itinéraires de plus en plus compliqués à la limite de ses capacités physiques.

Son médecin lui a dit qu’il n’y avait pas de médicaments contre cette maladie, mais que certains patients vivaient plus longtemps que d’autres. Qui vivra verra à quelle catégorie appartient Michael.

Tous les 18 mois, des poussées de maladie, parfois extrêmement pénibles, se répétaient. À l’âge de 55 ans, Michael a été inscrit dans le programme d’essais d’une nouvelle préparation, appelée à atténuer les symptômes de la SEP. Depuis, les crises ont cessé, mais le scientifique devait surmonter une fatigue mortelle qui accompagnait la maladie.

Loïc Blaise
© PHOTO. CAPTURE D`ÉCRAN:YOUTUBE
Rester vivant : un pilote vole contre la sclérose en plaques

En 2016, Michael Kosterlitz est toutefois devenu l’un des trois prix Nobel de physique pour l’étude de la nature topologique de l’effet Hall quantique, la découverte théorique des transitions de phases topologiques dans la matière, ce qui a débouché sur la création de nouveaux matériaux: des isolants topologiques.

Danger du nord

La sclérose en plaques affecte le système nerveux, ce qui entraîne des problèmes de vision, de motricité et de sensibilité. Le malade fait périodiquement l’objet de poussées, et la maladie progresse rapidement. Parfois, sa forme agressive vient tout de suite.

La maladie débute généralement entre 20 et 40 ans, dans la période la plus productive de la vie. Ce diagnostic déroute parfaitement la personne et aboutit à de lourdes conséquences sociales. Le train de vie change complètement, et on se voit contraint de renoncer à bien des choses, dont des hobbys, de démissionner. Tout cela est démoralisant, et les gens se retrouvent souvent en pleine déprime.

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CC0 / CONGERDESIGN
Un lien entre la consommation de sel et la sclérose en plaques démontré par la science

On compte à présent 2,3 millions de malades de sclérose en plaques dans le monde, dont une part léonine habite dans l’hémisphère nord, dans des pays à climat froid et modéré. Cette maladie est répandue de préférence parmi les Européens et leurs descendants. Asiatiques, Africains, Amérindiens et Maoris n’en souffrent que très rarement: 1 sur 100.000. En Europe, 1 sur 1.000.

Au Canada et dans les pays scandinaves, 1 sur 400. Cela a permis de supposer que l’une des causes de la SEP serait la carence en vitamine D, typique de la population des pays nordiques. Cette vitamine se produit dans l’organisme humain sous les rayons ultraviolets, au soleil. Plus on est éloigné de l’équateur, moins elle se reproduit.

ADN
© FOTOLIA / 18PERCENTGREY
Des chercheurs russes découvrent la mutation à l’origine de la sclérose en plaques

Depuis 1950, les cas de sclérose en plaques deviennent de plus en plus fréquents et deux fois plus fréquents chez les femmes. À présent, il y a un diagnostic chez les hommes pour trois chez les femmes. On en ignore pour le moment les causes. Il se peut que cela s’explique par un accès plus large de la population à la médecine, des meilleurs diagnostics, une prolongation de la durée de vie ou certains facteurs environnementaux auxquels le sexe faible est particulièrement sensible.

Facteur de l’infection

Une prédisposition génétique est une cause de la sclérose en plaques. On a découvert environ 200 variantes de gènes, associées d’une manière ou d’une autre à la SEP, bien que chacune d’elles, prise à part, ne produit qu’un effet très faible. Ainsi, le risque augmente chez les porteurs de la version HLA-DRB1 du gène à condition qu’ils manquent également de vitamine D.

Jean-Christophe Chartier
ARCHIVES PERSONNELLES
Lorsque Moscou est synonyme d’espoir pour les Français atteints de sclérose en plaques

Un autre facteur de risque est une infection dans l’enfance et l’adolescence, causée par le virus d’Epstein-Barr, de la famille de l’herpès. Toujours est-il que les traces de cette infection sont découvertes chez tous les malades de la SEP.

Surpoids, tabac, abus de café et d’alcool, ainsi que le travail la nuit figurent également parmi les facteurs négatifs. Un lien est aussi établi avec la mononucléose infectieuse (angine).

Il n’est pas à exclure que des maladies infectieuses servent en quelque sorte de déclencheur pour la SEP.

À la recherche d’un remède

Les fibres nerveuses, soit des axones, sont enveloppées dans des gaines d’isolation formées par la myéline. Via les axones, des signaux électriques passent d’un neurone à un autre. C’est pour cela que l’isolation est nécessaire. Si sur un tronçon quelconque du système nerveux une inflammation éclate, l’organisme envoie dans le cerveau des cellules du système immunitaire des lymphocytes T et B qui détruisent les gaines de myéline. Ainsi, les fibres nerveuses sont abîmées, et des à-coups surgissent dans le fonctionnement des neurones.

Ce processus destructeur se déroule sur l’ensemble du système nerveux central, formant une multitude de foyers. D’où le nom de la maladie: en plaques. Là où les gaines de myéline sont détruites, le tissu nerveux est remplacé par d’autres cellules qui relient le tout. Une cicatrice, soit une plaque, se forme.

En cas de SEP, une plaque apparaît dans les tissus du cerveau. Ces foyers sont dépistés à l’aide de la tomographie par résonance magnétique (IRM).

Normalement, les cellules immunes ne pénètrent pas dans le cerveau grâce à la barrière hémato-encéphalique. Mais pourquoi les laisse-elle passer en cas de SEP, permettant à la propre immunité de l’organisme de détruire ses propres tissus? On ne le comprend pas tout à fait. Les scientifiques qualifient ces maladies d’auto-immunes.

La gaine de myéline pourrait être reconstituée avec les hormones thyroïdiennes, mais toutes les tentatives de créer des préparations basées sur ces dernières ont échoué, vu la multitude d’effets collatéraux.

Les espoirs liés à la vitamine D ne se justifient pas non plus. On dirait que si elle se forme dans la peau sous les rayons du soleil, comme la myéline, elle pourrait stimuler la reconstitution des gaines des axones. Néanmoins, les auteurs de la revue Cochrane 2017 n’ont pas trouvé de preuves du freinage de la maladie par l’administration de vitamine D.

Une autre stratégie consiste à rechercher la cause pour laquelle la myéline ne se reproduit pas dans le cerveau en cas de SEP. Les chercheurs américains ont, par exemple, établi que dans les parties du cerveau, responsables du dysfonctionnement du système nerveux central, l’activité du gène gérant la synthèse du cholestérol était réduite. Le cholestérol participe à l’élaboration de la myéline. Par conséquent, en redynamisant le gène approprié, on pourrait se débarrasser des plaques.

Étudiant le rôle de la calnexine (CNX) dans le développement de la SEP, des chercheurs canadiens ont obtenu un résultat inattendu. Cet agent veille à ce que d’autres protéines dans les cellules coagulent correctement. Il s’est avéré qu’il était anormalement important dans les tissus nerveux des patients. Alors, des souris, dont le corps ne produit pas du tout de calnexine, ont été élevées. Pourtant, on n’a pas réussi à provoquer la SEP chez ces bêtes de laboratoire.

cerveau
CC0 / THEDIGITALARTIST
Sclérose en plaques: des chercheurs canadiens sur la voie d’un traitement

Cette maladie est due à une multitude de facteurs et à leurs combinaisons, qu’il s’agisse de la génétique, de l’environnement, de la géographie, du mode de vie ou du lieu de résidence. Néanmoins, les processus qui mènent à la progression de la sclérose par plaques restent pour beaucoup inconnus. Cela entrave la création de médicaments qui ciblent les causes et non les symptômes de la SEP.

 
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Le vrai «coupable» de l’obésité est identifié par des scientifiques

Les aliments prêts à cuire et le fast food sont reconnus par les scientifiques comme principaux «coupables» de l’obésité. Ces aliments sont plus néfastes pour la santé que la nourriture domestique ou crue, même dans le cas où les deux régimes ont la même proportion de calories, de sucre, de graisses, de protéines et de sel.

Les médecins américains ont établi que le fast food et les aliments prêt à cuire contribuaient considérablement plus fortement au développement de l’obésité que la nourriture domestique ou crue. Ils ont publié leurs conclusions dans la revue Cell Metabolism.

Burger (image d'illustration)
CC0 / FREE-PHOTOS
Une étude révèle les dangers tacites que réservent les burgers végétariens.

«J’étais extrêmement étonné. Initialement je pensais que si nous “égalisions” les régimes par la quantité de calories, de sucre, de graisses, de protéines et de sel, les aliments industriellement préparés ne disposeraient pas de quelconques qualités “magiques” obligeant les personnes à manger trop. Mais c’est vraiment la vérité, les individus qui ont consommé de tels plats ont absorbé beaucoup plus de calories et ont pris du poids plus vite», a expliqué Kevin Hall de l’Institut National du diabète de Bethesda.

Avec ses collègues, ils ont mené des expériences afin d’examiner l’idée que le fast food et les aliments prêt à cuire troublent le métabolisme et obligent une personne à trop manger. De ce fait, les scientifiques ont divisé des volontaires qui ne souffrent d’aucune maladie chronique, pas plus que d’obésité, en deux groupes, et les ont laissé vivre pendant quelques semaines dans un laboratoire.

Ils ont proposé à un groupe le régime sain, qui ne comprend pas de produits prêts à consommer, alors que l’autre a mangé exclusivement des aliments prêt à cuire. Au bout de 15 jours, les participants ont échangé les rôles.

Le nombre des calories et la valeur alimentaire de chacun de ces régimes ne se distinguaient pas, cependant les scientifiques ne limitaient personne à grignoter divers casse-croûtes entre les repas. Kevin Hall et son équipe n’intervenaient pas dans la vie des participants, ne faisant qu’observer dans quelle quantité ils mangeaient, ainsi que leur activité physique, pour avoir une idée de combien d’énergie ils dépensaient.

Burger
CC0 / DAGNYWALTER
Des scientifiques révèlent un lien entre fast-food et maladies mentales.

À la surprise des chercheurs, le type d’aliments a fortement influencé l’appétit des participants: les deux groupes ont ainsi consommé en moyenne 500 calories de plus par jourquand ils suivaient le régime consistant en des aliments prêts à cuire et du fast food. Par conséquent, ils ont pris du poids quand ils sont passés à ce régime, mais en ont perdu s’ils ont consommé de la nourriture crue ou domestique.

Même si le niveau d’activité physique des participants qui mangeaient du fast food a été un peu plus haut que celui des participants du deuxième groupe, cela ne suffisait pas pour compenser les nutriments.

Les scientifiques ont souligné qu’ils ne connaissaient pas encore la raison de cet effet «magique» du fast food, mais ils supposent qu’il provient du fait que les aliments prêt à cuire et le fast food sont plus lents à digérer et qu’ainsi l’organisme humain ne comprend pas aussi vite qu’il a déjà reçu assez de nourriture, et continue donc à en réclamer.

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Diabète : les 7 choses que l’on ignore trop souvent

Maladie complexe, le diabète n’empêche pas de vivre “presque” normalement. À condition toutefois d’attentions quotidiennes et d’éducation. Voici 7 informations qui vous surprendront peut-être.

Diabète : les 7 choses que l'on ignore trop souvent

Le diabète est  une maladie qui touche plus de trois millions de personnes en France. Passé le choc de l’annonce, le médecin explique comment gérer la maladie au quotidien, prévenir les complications et détaille les éventuels traitements. Changement du mode de vie, contrôle régulier de la glycémie et parfois plusieurs injections quotidiennes d’insuline… Pas facile de tout dire ou de tout retenir en un seul rendez-vous ? Petite séance de rattrapage avec nos experts.

1. La collation n’est plus une obligation

Il est désormais possible de moduler les injections d’insuline en fonction de ce que l’on mange et de l’heure du repas. La collation n’est donc plus une obligation.

De la même manière, il n’est plus impératif de manger à heure fixe. « Il existe toutefois une exception chez les femmes enceintes souffrant de diabète de type 1 chez qui il est encore difficile de stabiliser la glycémie. Elles doivent souvent fractionner leurs repas avec au moins une collation par jour, en général le matin », précise le Pr Jean-François Gautier, responsable du Centre universitaire du diabète à hôpital Lariboisière (Paris).

2. Le sucre n’est pas l’ennemi numéro 1 du diabète

« Comme le diabète se traduit par un taux élevé de sucre dans le sang, il y a souvent une confusion qui conduit à penser qu’il faut supprimer les glucides de son alimentation. Ce qui est une erreur car pour fonctionner le cerveau a besoin de sucre, s’exclame le Pr Gautier. C’est avant tout l’apport en calories, particulièrement en graisses, qu’il faut diminuer, sans pour autant les exclure. »

Contrairement à ce que l’on peut penser, les glucides doivent être présents dans l’assiette à chaque repas, notamment sous forme de féculents. Mais pour éviter que la glycémie ne grimpe en flèche, mieux vaut privilégier les pâtes et les légumes secs (lentilles, haricots rouges, pois cassés), qui ont un index glycémique (IG) bas, à la semoule ou au riz blanc à l’IG plus élevé.

Le chocolat noir à 70 % de cacao, avec son IG équivalent à celui des fruits rouges, n’affecte pas l’équilibre glycémique. On peut même craquer de temps en temps pour un fondant au chocolat quitte à adapter son injection d’insuline. « S’interdire le goût sucré serait même dangereux car le risque est de ne plus penser qu’à cela et de développer des troubles du comportement alimentaire avec des compulsions sucrées », ajoute le Pr André Grimaldi, professeur émérite de diabétologie à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière (Paris).

3. Les édulcorants n’apportent aucun bénéfice

Ils ne permettent pas de perdre du poids, ils pourraient même déréguler le taux de sucre dans le sang. Quant aux calories, l’argument n’est pas convaincant.

« Un sucre dans le café, c’est 20 calories, ce qui n’est pas énorme. Le remplacer par une sucrette n’a donc aucun sens », note le diabétologue. Évidemment, si vous buvez deux litres de sodas par jour, mieux vaut choisir la version édulcorée.

4. Voir un ophtalmologiste est indispensable

« La question que l’on devrait poser en premier à un proche diabétique est : “As-tu vu un ophtalmo ?”, insiste le Pr Grimaldi. Dépistée précocement, la rétinopathie peut être traitée. » En France, cette atteinte des yeux liée à l’excès de sucres dans le sang est la première cause de cécité avant l’âge de 60 ans. Il est donc important de ne pas oublier sa visite chez l’ophtalmo­logue, une fois par an.

Ni le rendez-vous annuel de détartrage chez le dentiste : « Non seulement les diabétiques sont plus à risque de développer des maladies parodon­tales, mais une maladie parodontale traitée améliore la glycémie », souligne le Pr Gautier.

5. C’est le soir qu’il faut marcher

Se balader 15 minutes après le dîner, d’un pas rapide, fait davantage baisser la glycémie que marcher 45 minutes le matin ou l’après-midi. Bien sûr, toute activité physique, 30 minutes, 5 jours par semaine, réduit le taux de sucre. La marche rapide, le vélo, la natation, le jogging… ces activités d’endurance améliorent la sensibilité à l’insuline des muscles. Les exercices de renforcement musculaires sont aussi utiles.

« On a longtemps dit que les diabétiques devaient se limiter aux activités d’endurance, mais on peut associer endurance et renforcement musculaire lors de parties de tennis, par exemple », précise Jean-François Gautier.

Au tout début du diabète, l’activité peut même éviter ou retarder la prise de médicaments. Seule précaution : les diabétiques de type 1 doivent adapter leur alimentation (ou leur prise d’insuline) car le sport est hypoglycémiant.

6. Ce n’est pas une maladie génétique

L’hérédité compte, mais il n’y a pas de gènes du diabète. Il ne s’agit que de “prédispositions”.

  • Dans le diabète de type 1, elle est même très faible : on retrouve un parent, père ou mère, diabétique chez 5 % environ des malades.
  • En revanche, elle est plus fréquente pour le diabète de type 2 puisque l’on retrouve un parent (père, mère, frère…) atteint chez 40 % des malades. C’est l’interaction de l’environnement (alimentation, sédentarité…) avec le patrimoine génétique qui entraîne la survenue de la maladie.

7. Bien dormir, c’est antidiabétique

De récentes études ont montré l’effet bénéfique d’une bonne nuit : lorsqu’il est suffisamment long, 7 heures au moins, et de bonne qualité, le sommeil favorise le contrôle de la glycémie.

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La vraie grippe est une vraie maladie… dangereuse !

Les spécialistes de cette maladie banalement redoutable s’alarment comme chaque année. L’épidémie touche l’Île-de-France, faisant craindre le pic de l’épidémie pour les fêtes de Noël, faisant craindre des services d’urgence débordés. Une maladie que tout le monde croit connaître et surtout pense qu’elle ne touche que les gens âgés…  D’où la confusion lorsqu’elle survient chez des gens en bonne santé et l’explication de l’échec relatif de la vaccination.

La vraie grippe est une vraie maladie… dangereuse !DMYRTO_Z/EPICTURA

La vaccination ne protège pas de la grippe… et c’est là-dessus que jouent de nombreux opposants à la vaccination. Certes ! Mais la vaccination explique pourquoi ceux qui auront la grippe feront une forme moins grave. Et c’est important parce que l’on ne connaîtra que dans quelques jours la gravité de la cuvée 2017-2018, en fonction du nombre et de la progression des cas graves admis en réanimation.

Il est encore temps d’aller se faire vacciner, bien que l’épidémie soit là. Vacciné ou pas, la première étape est… d’essayer d’éviter d’être atteint ! Les mesures habituelles marchent d’ailleurs pour tout le monde.

Se protéger du virus

Quelle que soit la souche du virus de la grippe en circulation, la transmission suit toujours le même processus : une personne contaminée projette des gouttelettes de salive dans l’air, en parlant, en toussant ou en éternuant : d’où l’intérêt des “gestes barrière” : le lavage des mains, et moins connu : aérer les pièces parce que des millions de virus se retrouvent alors dans l’air, avant d’être inhalés par d’autres personnes qui seront contaminées à leur tour, et ainsi de suite. En clair, si vous êtes âgés et qu’il y a beaucoup de grippe dans votre région, sortez le moins possible !

La grippe rend malade

Une fois atteint, c’est d’abord brutal. La température du corps monte très vite au-dessus de 39°. Et puis surtout, on est mal, la tête comme un compteur à gaz. Ceux qui ont eu la vraie grippe, c’est une certitude, se vaccinent l’année d’après.
Il faut alors se coucher ; beaucoup boire : c’est la chose la plus importante. Et prendre un comprimé de paracétamol et une petite vitamine C… En attendant le médecin qui, lui, saura très vite si c’est une vraie grippe et pourra vous prescrire des médicaments spécifiques de la maladie.

Si la grippe ne se complique pas, c’est une semaine tout compris, avec deux ou trois jours pendant lesquels on n’est vraiment pas bien.

Répétons qu’il existe des gens qui doivent encore plus particulièrement se protéger que les autres : les gens âgés, et ceux qui ont une maladie chronique importante : asthme, maladies cardiaques ou encore qui subissent un traitement lourd comme une chimiothérapie. Mais on peut supposer que tous ces gens sont vaccinés puisque la vaccination est gratuite…

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La science aurait trouvé le moyen de bloquer le cancer avant même les premiers symptômes

Des chercheurs ont trouvé le moyen de bloquer à l’étape précoce le développement des tumeurs malignes au niveau des articulations, selon une nouvelle étude publiée par le journal scientifique en ligne eLife.

Une équipe de scientifiques américano-européenne affirme savoir comment arrêter le développement des tumeurs malignes autour des articulations et des tendons.

Lutte contre le cancer
© AP PHOTO / WONG MAYE-E, FILE
Les chercheurs trouvent le talon d’Achille de cancers agressifs.

Selon une nouvelle étude publiée par le journal scientifique en ligne eLife, les chercheurs ont déterminé qu’une protéine spéciale, la BRD9, était essentielle à la croissance et à la survie des cellules du sarcome synovial. Les expériences en laboratoire ont prouvé que sa neutralisation pourrait prévenir l’apparition et le développement de tumeurs, a indiqué Gerard Brien, qui a dirigé l’une des équipes au centre de recherche sur le cancer Dana-Farber.Cette étude devrait ouvrir la voie à de futures recherches sur la manière dont la dégradation de la BRD9 qui pourrait être exploitée pour développer de nouveaux traitements contre la maladie. Et bien qu’il semble toujours aussi difficile de diagnostiquer ce cancer à l’étape où il ne provoque aucun symptôme, il serait possible de relever des cas au stade précoce chez les patients qui ont des facteurs de risque.

Le sarcome synovial s’attaque aux tissus mous n’importe où dans le corps, même au niveau du cerveau et du cœur, mais apparaît le plus souvent près du genou. Et bien que le développement de la tumeur n’entraîne pas obligatoirement de symptômes perceptibles au début, il peut provoquer un gonflement, un engourdissement ou une douleur en cas de pression sur les nerfs.

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Peut-on combattre le cancer avec de l’aspirine?

Des spécialistes britanniques de l’Université de Cardiff ont examiné les dossiers médicaux de 520.000 patients souffrant de différents types de cancer, et particulièrement du cancer des intestins, du sein ou de la prostate, relate le portail MedicalXpress.

Dans le cadre de leur étude, ils se sont particulièrement concentrés sur l’impact de l’aspirine sur le cancer. Les résultats obtenus ont montré que la consommation à petite dose de ce médicament réduisait la mortalité de 20-30%. Dans le même temps, cela réduisait considérablement le risque que les cellules cancéreuses se répandent sur d’autres organes.

D’après les chercheurs, une évolution progressive a été enregistrée aussi bien sur des cas fréquents de cancer que sur des formes plus rares.

Néanmoins, les spécialistes soulignent la nécessité de mener des recherches avancées afin de comprendre le mécanisme de l’impact de ce médicament sur l’organisme de patients atteints du cancer. Ils rappellent, par ailleurs, l’importance d’avoir une consultation médicale avant de prendre tel ou tel médicament.

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Saignements vaginaux pendant la grossesse

Qu’entend-on par saignement vaginaux, « spotting », est-ce normal pendant la grossesse ?

Le « spotting » désigne un saignement vaginal léger, similaire aux règles, quoique moins abondant. Sa couleur peut varier du rouge au marron.

Il est tout à fait normal que vous vous inquiétiez si vous remarquez un léger saignement. Sachez toutefois que c’est assez courant en début de grossesse. Un quart des futures mamans ont ainsi des saignements vaginaux durant le premier trimestre de grossesse.

Vous aurez plus facilement des saignements si vous avez eu recours à une FIV ou à un traitement similaire pour vous aider à avoir un enfant. Cela peut s’expliquer par la manière dont vos bébés ont été conçus. Il se peut que deux embryons aient été implantés dans votre utérus et que l’un d’entre eux ne se soit pas développé. Il s’agit du syndrome du jumeau perdu qui peut provoquer des saignements.

La plupart du temps, les saignements font partie des « symptômes » normaux de la grossesse. Ils peuvent toutefois révéler un problème plus grave, tel qu’une fausse couche. C’est pourquoi il est toujours préférable de prendre les saignements au sérieux et de vous faire examiner par votre médecin.

Quelle est la cause la plus probable de ces saignements enceinte ?

En début de grossesse, les saignements vaginaux, plus ou moins abondants, sont généralement bénins et provoqués par :

  • les hormones qui contrôlent votre cycle menstruel et provoquent des saignements au moment où vous auriez dû avoir vos règles. Ces saignements peuvent se reproduire plusieurs fois, à chaque moment où vous auriez dû avoir vos règles si vous n’étiez pas enceinte.

D’ailleurs, on parle de “règles anniversaires”

Comment devient-on fille ou garçon ?

  • L’ œuf fécondé qui s’accroche à la paroi utérine, provoquant ce que l’on appelle des saignements de nidation. Ce type de saignements légers dure généralement entre un et deux jours.

Quelles sont les autres causes possibles de ces saignements pendant la grossesse ?

  • Votre col de l’utérus est peut-être irrité. Les hormones de grossesse peuvent modifier la surface du col, le rendant plus sensible aux saignements. Il se peut que vous remarquiez, par exemple, des pertes de sang après avoir fait l’amour .
  • Vous avez peut-être un fibrome, tumeur bénigne du muscle utérin. Il arrive aussi parfois que le placenta s’accroche à un fibrome mais cela est très rare.
  • Vous avez peut-être une petite excroissance sur le col de l’utérus. Il s’agit d’un polype vaginal, parfaitement inoffensif.
  • Vous souffrez peut-être d’une infection vaginale ou du col de l’utérus.

Il existe aussi d’autres causes aux saignements de début de grossesse, dont l’issue est plus malheureuse, telles qu’une fausse couche ou une grossesse extra-utérine. Des douleurs et des crampes abdominales accompagnent souvent ce type de saignements.

Une fausse couche précoce a généralement lieu lorsqu’un bébé ne se développe pas correctement. Les saignements liés à une fausse couche deviennent de plus en plus abondants. Si la fausse couche précoce est un événement difficile à vivre, elle est malheureusement assez courante. Certaines femmes font une fausse couche avant de savoir qu’elles sont enceintes et pensent alors qu’elles ont leurs règles.

On parle de grossesse extra-utérine lorsque l’œuf fécondé s’implante à l’extérieur de l’utérus. Si vous faites une grossesse extra-utérine, les saignements sont continus, sont foncés et aqueux, un peu comme du jus de prune. Une grossesse extra-utérine peut vous rendre gravement malade, il est donc important d’y mettre fin rapidement.

La grossesse molaire constitue une cause de saignements beaucoup plus rare. Cela ne concerne qu’une grossesse sur 1000 environ. On parle de grossesse molaire lorsque l’embryon ne se développe pas correctement mais que certaines des cellules qui forment le placenta continuent à se développer et se multiplier. Pour protéger votre santé, il faut interrompre la grossesse molaire dès que possible.

Il est également possible qu’un choc sur votre ventre déclenche des saignements. Ce dernier peut être lié à une chute ou un accident de voiture, ou encore résulter d’un coup visant directement votre ventre.

Que dois-je faire si je remarque des saignements enceinte ?

Appelez votre médecin, votre gynécologue ou l’hôpital pour demander conseil, même si les saignements finissent par s’arrêter. Vous devez être examinée par un médecin à l’hôpital afin de déterminer les causes de vos saignements.

Le médecin examinera votre vagin pour vérifier que tout est normal ou vous conseillera une échographie. Cette dernière permettra de s’assurer que votre bébé est bien « installé » à l’intérieur de votre utérus et d’écarter l’hypothèse d’une grossesse extra-utérine. Cet examen du vagin et l’échographie sont sans risque pour vous et n’affecteront pas votre grossesse.

Il se peut également que votre médecin vous prescrive quelques examens de routine, tels qu’une analyse sanguine ou une analyse d’urine. Ces derniers permettront d’évaluer votre taux d’hormones de grossesse et d’écarter, une fois encore, l’hypothèse d’une grossesse extra-utérine. Un test sera peut-être aussi fait pour vérifier votre groupe sanguin et votre facteur rhésus.

La plupart des personnes ont un sang de rhésus positif. S’il s’avère que vous êtes de rhésus négatif, votre médecin vous fera une injection d’immunoglobine anti-D. Cela évitera ainsi que votre corps réagisse si votre bébé est de rhésus positif et que vous développiez des anticorps contre ses globules rouges. Cela n’a pas de conséquence pour la grossesse actuelle mais peut être grave pour une grossesse future.

Mon bébé restera-t-il en bonne santé ?

Votre bébé a toutes les chances d’être en bonne santé, les saignements vaginaux étant généralement sans danger. Il est tout à fait naturel que vous vous inquiétiez mais sachez que de nombreuses grossesses sont menées à bien malgré des saignements vaginaux précoces.

Bien que les saignements puissent parfois être un signe précoce de fausse couche, ils devraient alors être accompagnés de crampes abdominales et devenir de plus en plus abondants. Les saignements légers s’arrêtent souvent d’eux-mêmes. Environ la moitié des futures mamans qui consultent leur médecin pour des saignements vaginaux précoces finissent par accoucher sans aucun problème.

Si vous avez des saignements pendant votre grossesse, parlez-en à votre médecin ou à votre gynécologue, même s’ils s’arrêtent ensuite. Mais rassurez-vous, les saignements vaginaux sont souvent sans conséquence.

Mise à jour : juillet 2017
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Santé

QUELLES SONT LES 5 MALADIES CARDIOVASCULAIRES LES PLUS COURANTES ?

On relate régulièrement la fréquence et les facteurs de risque de l’accident vasculaire cérébral, beaucoup moins les conséquences et les possibilités de récupération. Si les complications sont parfois très sombres, il est important de les connaître.

Quelles sont les causes d’un accident vasculaire cérébral (AVC) ?

  • Un accident vasculaire cérébral (AVC) est ischémique dans 80% des cas, c’est-à-dire qu’il est dû à une obstruction d’une artère. Les cellules cérébrales ne sont alors plus irriguées, elles ne reçoivent plus suffisamment d’oxygène et de glucose normalement véhiculés par le sang, ce qui peut être à l’origine de lésions plus ou moins étendues.

A noter que lorsqu’on parle d’accident ischémique transitoire (AIT ou mini-AVC), la vascularisation cérébrale n’est pas interrompue mais réduite, et constitue souvent un signe précurseur d’un AVC imminent.

  • Dans les 20% des cas restants, l’AVC est hémorragique, c’est-à-dire qu’il résulte de la rupture d’un vaisseau cérébral.

Dans tous les cas, les conséquences d’un AVC dépendent pour une large part de la précocité de l’intervention. Autrement dit, plus on agit tôt pour rétablir l’irrigation cérébrale, moins les lésions seront conséquentes.

Il existe d’ailleurs des signes qui doivent alerter et amener à consulter en urgence :

  • Faiblesse ou paralysie soudaine d’un membre ou d’un seul côté de l’organisme.
  • Diminution brutale ou perte de la vue notamment d’un seul œil.
  • Confusion, troubles du langage et de la compréhension.
  • Perte d’équilibre et de coordination avec chutes.
  • Maux de tête sévères soudains sans cause évidente.
  • Anomalies ou perte de la sensibilité au niveau d’un bras, d’une jambe ou d’un seul côté de l’organisme.
  • Quelles sont les conséquences d’un AVC ?

    Elles dépendent de la rapidité de la prise en charge, de l’étendue de la zone touchée et de la zone cérébrale atteinte.

    C’est ainsi que les séquelles peuvent aller d’une paralysie qui récupère rapidement à un handicap lourd permanent.

    Le plus souvent, la récupération fonctionnelle survient en quelques jours à quelques mois car si des cellules cérébrales ont été détruites, d’autres peuvent prendre le relais, sans oublier la plasticité cérébrale qui fait que d’autres zones du cerveau peuvent développer des fonctions de remplacement.

    Il existe cependant des cas où les paralysies deviennent permanentes, s’accompagnant de difficultés à déglutir, à parler et à réaliser les activités quotidiennes.

    De nombreux autres troubles peuvent se manifester : troubles de la mémoire, de la pensée, de l’apprentissage, des émotions, rétrécissement du champ visuel périphérique, baisse de l’audition, perte de contrôle des sphincters (incontinence urinaire), etc.

    Concernant l’AVC ischémique, on considère que les troubles neurologiques qui persistent au-delà de 6 mois deviennent définitifs, tandis qu’en cas d’AVC hémorragiques, des améliorations peuvent être attendues sur plusieurs mois, voire des années.

  • A côté des éventuelles améliorations des séquelles en raison des capacités fonctionnelles et compensatrices du cerveau, la rééducation intensive peut contribuer à améliorer les handicaps et à les surmonter.

    Les séances de rééducation permettent de recouvrer et/ou d’acquérir de nouvelles fonctionnalités musculaires afin de compenser les déficits fonctionnels.

    L’objectif est de minimiser les handicaps et d’améliorer la qualité de vie. Pour cela, patience et persévérance sont essentielles. Rappelons que la récupération totale ou en grande partie est possible dans certains cas (35% environ).

    La rééducation est initiée à l’hôpital, dès que l’état du patient le permet, puis poursuivie en ambulatoire, en centre de soins, de rééducation, ou à domicile.

    La prise en charge de l’AVC est médicale, mais aussi sociale (aides humaines, matérielles, financières). Lors du retour à domicile, une visite s’impose afin d’évaluer les besoins et d’apprécier l’ergonomie des lieux. Si l’adaptation du lieu de vie conditionne la qualité de vie, celle-ci est également influencée favorablement par l’éducation thérapeutique de l’entourage.

    Et enfin, il est impératif, en plus du suivi et de la rééducation, de porter une attention toute particulière aux risques de chutes et à l’incontinence urinaire car ces deux points interfèrent fortement sur la qualité de vie.

    L’infarctus du myocarde est une affection grave et fréquente avec plus de 200.000 nouveaux cas chaque année en France.

    Il représente également la première cause de mortalité chez l’adulte de plus de 40 ans. Cependant, il a bénéficié de progrès thérapeutiques considérables, allant de la prise en charge initiale grâce au SAMU et aux unités de soins intensifs coronaires, jusqu’aux traitements immédiats puis secondaires, lesquels ont permis d’améliorer fortement le pronostic de cette maladie. Ainsi, la mortalité a chuté de 30% à 10% en trente ans.