Eux aussi, ils vont illuminer la Liga cette saison

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LIGA – Au départ de cette nouvelle édition du championnat espagnol, chaque pensionnaire souhaite briller à l’échelle nationale. Mais pour certaines équipes, les grosses performances vont surtout passer par des prestations individuelles de haute volée. Du gardien à l’avant-centre, voici une sélection des éléments prêts à dynamiter la saison.

 

Gardien de but

  • David Soria (Getafe CF)
 

Derrière les références internationales Marc-André Ter Stegen et Jan Oblak, le troisième gardien titulaire le plus impressionnant du championnat se situe dans l’effectif de l’équipe classée au cinquième rang la saison passée. En 2018-2019, Soria obtenait un ratio de 102 parades effectuées en trente-sept journées disputées, soit 2,76 tentatives détournées par match en moyenne. Une statistique proche de celle d’un certain Jan Oblak (2,84), élu meilleur gardien du championnat sur les quatre précédents exercices. À vrai dire, cela fait deux saisons consécutives que Getafe termine troisième meilleure défense de Liga, preuve que son imperméabilité n’est plus à prouver. À 26 ans, Soria s’apprête donc à réaliser la passe de trois.

Défenseurs

  • Arrière droit – Pedro Porro (Valladolid CF)

Voilà sans doute le futur latéral droit de l’équipe nationale espagnole. Victime d’une terrible relégation sportive avec le FC Gérone l’an passé, Pedro Porro ne pouvait décemment pas rester dans l’antichambre de l’élite espagnole. Résultat : Manchester City est venu frapper à la porte de l’international U21 afin de le transférer du club satellite vers le vaisseau mère pour une somme de 12 millions d’euros avec un contrat de cinq ans à la clé. Pour sa première année chez les Citizens, l’espoir de 19 ans sera prêté avec une option d’achat (plus symbolique qu’autre chose) au Real Valladolid. L’objectif sera de faire une nouvelle fois partie des meilleurs éléments de son équipe avant de rejoindre City en tant que titulaire l’an prochain. Tout un programme.

  • Défenseur central droit – Unai Núñez (Athletic Club)

Apprendre aux côtés des rugueux Iñigo Martínez et Yeray Alvarez s’avère payant pour le renouveau de la défense basque à Bilbao. Stoppeur de l’équipe d’Espagne championne d’Europe U21 en Italie cet été, ce gaillard d’un mètre 86 s’est formé dans la pure tradition du centre de formation de Lezama, intégré en 2007. Douze ans plus tard, Núñez prend place au sein du dispositif des Leones avec déjà une cinquantaine de rencontres chez les professionnels à son actif. De fait, cette année pourrait bien devenir celle de son installation définitive en tant que titulaire pour faire frissonner San Mamés par ses tacles défensifs.

Unai Núñez à la lutte avec Diego Costa

Unai Núñez à la lutte avec Diego CostaGetty Images

  • Défenseur central gauche – Mario Hermoso (Atlético de Madrid)

En Espagne, il est devenu l’une des attractions de ce mercato d’été. Et pour cause : ancien défenseur de l’Espanyol de Barcelone, Hermoso vient d’être recruté par Diego Simeone afin de succéder à Diego Godín dans l’axe central de l’Atlético. Dans le club madrilène, l’exigence sera donc tout autre pour celui que El Cholo souhaite associer à José María Gímenez, aussi bien en championnat qu’en Ligue des champions. Après avoir déboursé 30 millions d’euros pour accueillir l’international espagnol aux trois sélections dans les rangs de son armée, Simeone compte se servir du regard bleu acier de sa recrue pour conserver l’imperméabilité légendaire de sa défense.

  • Défenseur gauche – Junior Firpo (FC Barcelone)

Défenseur espagnol, épisode quatre. Pour la nouvelle recrue du Barça, récente championne d’Europe U21, l’objectif s’annonce triple : d’abord, offrir pendant l’intégralité de la saison à venir une rude concurrence à Jordi Alba, la référence nationale en matière d’arrière gauche. Ensuite, collectionner les titres aux côtés de son nouvel employeur, qui n’a pas hésité à débourser 18 millions d’euros pour acquérir les services de l’hispano-dominicain du Betis Séville pour les cinq prochaines saisons. Enfin, si les deux premières conditions sont remplies dès cette saison, l’arrivée du joueur au sein de La Roja ne devrait pas trop tarder.

Milieux

  • Milieu défensif – Marc Roca (Espanyol de Barcelone)

La qualification de l’Espanyol pour la prochaine Ligue Europa devrait permettre à ce numéro six de se mettre en valeur à l’échelle du Vieux Continent, et c’est tout le mal qu’on lui souhaite. Également champion d’Europe U21 avec l’Espagne en 2019, Roca s’est distingué dans le tournoi international pour être l’auteur du but égalisateur en demi-finale face à la France. Derrière, l’Espagne avait déroulé pour assurer sa place en finale (4-1) … Sa dernière saison à Barcelone s’est soldée par une place de titulaire en puissance avec 35 apparitions en 38 journées. Le voilà désormais lancé pour tout écraser sur son passage.

Junior Firpo

Junior FirpoEurosport

  • Milieu droit – Ferrán Torres (FC Valence)

L’avenir du football espagnol se situe probablement entre ses pieds. À seulement 19 ans, le diamant brut de Valence s’est mis en lumière la saison passée avec des statistiques séduisantes : trois buts et deux passes décisives en trente-sept apparitions. Une simple introduction avant un été dévastateur lors du championnat d’Europe en Arménie avec la sélection espagnole U19. Capitaine de son équipe, Ferrán Torres s’est fait nommer meilleur joueur de la compétition après une victoire en finale face au Portugal où le prodige aura inscrit… un doublé (2-0). Voici une belle graine de champion avec un grand avenir à court terme.

  • Milieu gauche – Lee Kang-in (FC Valence)

Autre espoir de Valence, autre pierre précieuse à polir avec le plus grand soin. Plus jeune que son aîné Torres (l’Espagnol est né en 2000, Kang-in en 2001), cet international sud-coréen a débarqué au sein du centre de formation de La Paterna à dix ans lorsque ses parents ont déménagé en Espagne pour des nécessités d’ordre professionnel. Depuis ? Le joueur fait ses gammes et se démarque par son aisance dans le dribble et sa capacité de débordement. Cet été, le garçon s’est même fait élire meilleur joueur du championnat du monde U20 en Pologne, atteignant la finale du tournoi avec sa sélection contre l’Ukraine. L’héritier de Park Ji-Sung se cache probablement derrière ce phénomène.

  • Meneur de jeu – Nabil Fékir (Betis Sévillle)

Sa venue dans le championnat d’Espagne fait l’effet d’une bombe, surtout pour atterrir dans les bras d’une équipe absente de toute compétition européenne cette saison. Champion du monde 2018 avec l’équipe de France, Fékir s’est décidé à quitter l’Olympique lyonnais en compagnie de son petit frère Yassin, moyennant 25 millions d’euros et 5 millions en bonus supplémentaires, sans oublier 20% dans l’optique d’une éventuelle revente sévillane. Mais derrière cette surprenante nouvelle se cache une vérité : le profil de l’ancien capitaine de l’OL colle parfaitement avec la conception esthétique du Betis, et l’international tricolore pourrait bien frapper très fort cette saison en Liga. Affaire à suivre…

Nabil Fekir lors de sa présentation avec le Betis

Nabil Fekir lors de sa présentation avec le BetisGetty Images

Attaquants

  • Maximiliano Gómez (FC Valence)

À n’en pas douter, le FC Valence apparaît comme l’un des effectifs à fort potentiel dans cette nouvelle saison de Liga, que ce soit au milieu de terrain ou en attaque. Deuxième transfert le plus cher de l’histoire du club derrière l’acquisition de Gonçalo Guedes la saison passée, Maxi Gómez prouve toute l’attente suscitée par Mestalla envers sa nouvelle recrue achetée 32 millions d’euros au Celta de Vigo. De son côté, l’international uruguayen a résisté aux sirènes de la Premier League (West Ham United s’était notamment manifesté), et va devoir assumer son statut de Luis Suárez 2.0 en enfilant les buts à la manière des perles sur un collier.

  • João Félix (Atletico de Madrid)

Immense attraction du marché des transferts avec sa clause libératoire de 120 millions d’euros payée par les Colchoneros au Benfica Lisbonne, João Félix reste tout de même une réelle inconnue à l’échelle du très haut niveau. Avant de démarrer sa toute première saison en Liga, le joyau de 19 ans venu pour remplacer numériquement Antoine Griezmann affiche déjà un excellent bilan comptable de présaison : cinq matchs, quatre buts et trois passes décisives pour l’international portugais. De quoi percevoir d’encourageants débuts dans l’optique de satisfaire un public madrilène qui attend monts et merveilles de sa nouvelle étoile, déjà considérée comme l’héritière de l’idole Paulo Futre.

Entraîneur

  • Rubi (Betis Séville)

Pour succéder à José Bordalás en tant que meilleur entraîneur de La Liga 2019-2020, Zinédine Zidane, Diego Simeone ou Ernesto Valverde pourraient évidemment candidater au poste. Mais s’il fallait prendre un risque et évoquer une surprise, il faudrait miser sur Joan Francesc Ferrer Sicilia, dit Rubi. Ancien entraîneur de l’Espanyol Barcelone que l’homme est parvenu à qualifier en Ligue Europa à la fin de la saison dernière, le Catalan de naissance s’est désormais lancé dans un nouveau défi avec le Betis Séville, modeste dixième du dernier championnat. Avec Nabil Fékir à la baguette et un renfort supplémentaire (Rubi chercherait à séduire Borja Iglesias, son ancien avant-centre à l’Espanyol), le technicien à la philosophie offensive pourrait bien devenir l’artisan numéro un de la réussite des Béticos en Liga cette saison.

Sur le banc des remplaçants :

Unai Simón (Athletic Club), Jules Koundé (FC Séville), Olivier Verdon (Deportivo Alavés), Renan Lodi (Atlético de Madrid), Sergio Reguilón (FC Séville), Kieran Trippier (Atlético de Madrid), Jeando Fuchs (Deportivo Alavés), Brahim Díaz (Real Madrid), Diego Lainez (Betis Séville), Youssef En-Nesyri (Leganés).

Joao Felix, Atletico Madrid-Juventus

Joao Felix, Atletico Madrid-JuventusGetty Images

 

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