78456550Une macromolécule pourrait devenir le vaccin universel contre tous les virus. C’est en tout cas ce que propose une équipe internationale de chercheurs dont certains d’IBM. Selon leur étude, ce « super vaccin » aurait en laboratoire, fonctionné comme prévu et détruit différents virus. Les virus sont des entités très particulières. Ne pouvant pas survivre seuls, ils ont développé des techniques d’adaptation très dynamique pour infecter les cellules. Par exemple, leur ADN mute très régulièrement, forçant les chercheurs à adapter les vaccins pour chaque forme présente. Cette particularité représente un défi qui peut laisser présager l’apparition de virus dangereux face auxquels les vaccins pourraient être inefficaces. Face à cela, des chercheurs ont imaginé une solution étonnante : celle de concevoir un vaccin universel, qui serait capable de s’attaquer à n’importe quel virus. Autant dire que la recherche est très complexe. Toutefois, elle pourrait faire un pas de géant si la découverte de chercheurs d’IBM et de l’Institut de bioingénierie et de nanotechnologie de Singapour est validée. Cette équipe internationale aurait trouvé un moyen de créer une macromolécule capable de s’attaquer à différents virus sans changer de forme. Un fonctionnement inédit Cette grosse molécule ne s’intéresse pas à l’ADN comme la majorité des traitements actuels mais à l’extérieur.

En effet, les scientifiques expliquent que tous les virus possèdent au moins une caractéristique commune, des glycoprotéines. Ces structures situées sur l’enveloppe du virus ont pour mission de reconnaitre les cellules à infecter et de s’y lier. L’objectif de la macromolécule est ainsi de s’attacher à ces protéines et d’empêcher par la même, leurs liaisons aux cellules saines.

Une fois le virus bloqué, la macromolécule s’attaque aux niveaux d’acidité du micro-organisme afin de diminuer sa capacité à se répliquer et donc d’infecter l’organisme. Enfin, la macromolécule se sert d’un sucre, le mannose, pour attirer les cellules immunitaires et pour que celles-ci détruisent le virus. Grâce à ces trois étapes, les chercheurs expliquent dans la revue Macromolecules, avoir réussi dans leur laboratoire à détruire plusieurs virus dont le virus Ebola, celui de la grippe ou encore celui de l’herpès.

Des études à poursuivre D’après les chercheurs, la macromolécule se serait attachée comme prévue aux virus et aurait réussi à diminuer leur nombre, sans qu’ils ne montrent de résistance. Si ces résultats paraissent prometteurs, de nombreux tests vont être nécessaires avant que cette découverte ne puisse se concrétiser chez l’être humain.

En effet, les tests en laboratoire n’impliquent pas tous les processus présents dans le corps humain et cette macromolécule pourrait induire des effets néfastes dans l’organisme.

Par exemple à cause de processus secondaires liés au système immunitaire. Toutefois, ce traitement par les récepteurs externes pourrait représenter une nouvelle voie pour lutter contre les virus.

Il pourrait aider à contrôler des épidémies en empêchant de nouvelles infections chez d’autres patients. A terme, si le traitement fonctionne, il pourrait également permettre de trouver une alternative aux vaccins actuels comme celui de la grippe qui doit être modifié chaque année en raison des mutations fréquentes du virus.

Source: http://www.maxisciences.com/

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