Inondations : pas de dégâts majeurs, Paris respire

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EN IMAGES / VIDÉO – La nuit de vendredi à samedi a été moins chaotique que redouté. On dénombre toutefois au moins 4 morts et 24 blessés. Et là où les eaux se sont retirées, c’est une spectacle de désolation avec des lieux dévastés que les habitants découvrent.

Des sous-sols inondés, des voitures, des jardins disparus sous les flots et des habitants qui ont regardé toute la nuit avec anxiété l’eau venir lécher les murs de leurs immeubles….Toujours surveillée et toujours menaçante, la Seine qui a causé des dégâts à Paris ainsi que dans les départements en aval, n’a pas provoqué des situations de chaos comme on pouvait le redouter.

Le fleuve qui a atteint son pic de crue vers de 2h dans la nuit de vendredi à samedi, en atteignant les 6m10 au lieu des 6m50 envisagés, s’est même plutôt tenu à carreau, sans trop de débordements et surtout sans avoir occasionné une quelconque panique. Paris a certes les pieds dans l’eau, et les opérations de pompage se multiplient un peu partout, mais aucune évacuation d’urgence n’ a été menée. Même sur l’île de la Jatte à Neuilly-sur-Seine dans les Hauts-de-Seine où l’on craignait une nuit agitée, personne n’ a eu à quitter les lieux dans la précipitation.

Sur cette zone exposée, des évacuations de prévention avaient été prises. Dès le jeudi soir, un établissement pour enfants handicapés avait été fermé et les jeunes résidants avaient été récupérés par les familles ou orientés vers d’autres centres. Vendredi l’école primaire, installée sur l’île, était aussi restée fermée. Dans ce même département, un bout de territoire de Rueil-Malmaison situé le long de la Seine a été surveillé de près. Par précaution aussi, une clinique privée avait été fermée ainsi que deux maisons de retraite, mais la ville s’est réveillée à cet endroit avec des parcs et jardins submergés mais aucun habitant n’a dû plier bagage à la hâte. «C’est seulement dans cette commune des Hauts-de-Seine, que l’on a eu des coupures d’électricité affectant 25 foyers», signale-t-on à la préfecture.

Un hélicoptère de la sécurité civile patrouillant aux alentours de Nemours le 1er juin 2016 pour aider les victimes des inondations.

Dans les Yvelines, il n’y a pas eu de dégâts majeurs. Quelques évacuations préventives et ciblées ont toutefois concernées des centres de loisirs et quelques familles les jours précédents, ainsi que le centre hospitalier de Meulan-Les-Mureaux -. «On suit de près la situation autour de la boucle de la Seine du côté de Mantes-La-Jolie», indique-t-on dans les services de la préfecture. Par ailleurs, quelques habitants ont spontanément quitté leurs domiciles, par prévention.

Samedi matin, Manuel Valls a indiqué que le bilan était toutefois porté à 4 morts et 24 blessésdepuis le début du phénomène sur l’ensemble du territoire.

Une embellie sous surveillance

Désormais, la décrue commence à Paris, mais elle sera si lente que l’on parle de «plateau», une sorte de situation quasi figée où l’eau descend avec peine et qui pourrait durer plusieurs jours. «On est passé de 6m10 à 6m07 ce matin», signale-t-on à la préfecture de la zone de défense où l’on rappelle que pour la crue géante de 1910, «la stagnation avait duré 15 jours et la décrue s’était faite sur 45 jours». Les pluies qui sont attendues en région parisienne ce week-end ne devraient guère avoir d’impact sur l’évolution du niveau d’eau.

Cette embellie sous surveillance a des conséquences sur le trafic. Après les embouteillages monstres du vendredi soir autour de la capitale, on s’achemine vers une très légère amélioration. Certains axes sont de nouveau ouverts comme le Duplex de l’A 86 dans les Hauts-de-Seine, jusqu’alors interdit à la circulation. Côté train, on compte deux trains par heure sur la ligne Versailles-Montparnasse jusqu’alors fermée. Mais le RER C reste toujours inactif et la situation est toujours globalement critique.

Un ouvrier réparant les dégâts causés par les inondations sur la ligne du RER C.

Malgré l’amorce de décrue en Ile-de -France, on comptait encore ce samedi matin 8000 personnes toujours évacuées, notamment en Seine-et-Marne, dans l’Essonne et dans le Val-de-Marne, des départements particulièrement touchés. Quelques milliers d’autres ont été autorisés à rejoindre leurs maisons. Un choc pour beaucoup. Les eaux qui se sont retirées ont laissé place à un véritable spectacle de désolation avec des lieux totalement dévastés.

Avec ses eaux gonflées, la Seine va désormais inquiéter d’autres départements comme l’Eure où l’on va suivre de près également la situation.

Source: http://www.lefigaro.fr/

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