Le mystère de la “cité perdue” sous-marine de Zakynthos enfin élucidé

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une-des-formations-retrouvees_74607_w460Les constructions observables sur les fonds marins au large de l’île grecque de Zakynthos ne sont pas les ruines d’une ancienne cité engloutie. En réalité, elles sont le résultat d’un processus naturel induit par des bactéries “mangeuses” de méthane.   Lorsque des plongeurs ont découvert en 2013 d’étranges reliefs sur les fonds marins au large de l’île grecque de Zakynthos, ils ont aussitôt pensé qu’il s’agissait des vestiges d’une ancienne cité engloutie. Trois ans plus tard, le site a enfin révélé ses secrets. Contre toute attente, il ne s’agit pas d’une petite Atlantide mais d’un assemblage de concrétions résultant d’un processus complètement naturel. L’être humain n’est donc jamais intervenu dans la réalisation de ces formations curieusement géométriques. Si la découverte pourra en laisser plus d’un sur sa faim, elle n’en reste pas moins fascinante. Pas de traces d’une vie humaine passée On ne peut en effet que s’émerveiller devant la perfection du travail de la nature. Ces réalisations ressemblent à s’y méprendre aux ruines d’édifices antiques. L’inventaire fait notamment état de formes similaires à des pieds de colonnes ou à des sols pavés. Au cours de leur exploration, les plongeurs ont aussi identifié de curieux disques creusés au milieu, un peu comme des donuts. Pour en savoir plus sur l’origine de ces pièces, une équipe dépêchée par le Département des antiquités sous-marines de la Grèce (Ephorate) s’est rendue sur les lieux. L’enquête n’a révélé aucune poterie, mosaïque ou autre élément décoratif susceptible d’être retrouvé au milieu des ruines d’une ville. C’est cette absence caractéristique qui a mis la puce à l’oreille des scientifiques. Ils ont ensuite étudié en détail les formation à l’aide de plusieurs techniques d’analyse combinant microscope, rayons X et géologie isotopique. Leurs résultats, publiés dans la revue Marine and Petroleum Geology, proposent ainsi une description détaillée du site et une explication quant à son origine. Des bactéries “mangeuses” de méthane Selon leur théorie, ces formations seraient le résultat naturel de la décomposition du méthane. En d’autres termes, les auteurs ne seraient donc pas des humains mais une colonie de micro-organismes vivant dans les profondeurs marines. “Nous avons étudié le site qui se trouve entre 2 et 5 mètres de profondeur”, explique Julian Andrews, membre de l’équipe. “Nous avons trouvé derrière un phénomène géologique naturel”, affirme ce chercheur à l’Université de East Anglia, en Angleterre. Le processus est relativement simple : le méthane s’échappe des failles sous-marines puis arrive au niveau des couches de sédiments dans lesquelles vivent de nombreuses bactéries. Celles-ci consomment le gaz pour produire leur énergie, changeant par conséquent la composition de l’eau. Cette modification chimique a pour conséquence la précipitation de minéraux et la formation à terme de dolomites, qui petit à petit s’assemblent pour former ces incroyables concrétions. “Elles ont ensuite été mises au jour par l’érosion de manière à se retrouver aujourd’hui exposées sur les fonds marins”, conclut Julian Andrews. Selon le spécialiste, ce genre de phénomène est relativement courant mais se produit le plus souvent à des profondeurs de près de 100 mètres, ne laissant pas aux plongeurs la possibilité de les apercevoir.

Source: http://www.maxisciences.com/

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