1021355251-1728x800_cLes militaires des services de renseignement américains ont des problèmes considérables lors de leurs missions à travers le monde, parce qu’ils souffrent d’une absence de formation nécessaire, en particulier, dans les langues étrangères.

Selon Philip Giraldi, ex-fonctionnaire du renseignement américain et directeur exécutif de l’organisation non-commerciale Conseil des intérêts nationaux, qui analyse la situation dans un article pour American Conservative, le fonctionnement des services est freiné par la méconnaissance des langues étrangères par les employés, ainsi que par leur rotation incessante entre les postes.

« Bien sûr, personne n’a pénétré aux Etats-Unis depuis l’époque de Pancho Villa en 1916, mais toutes les guerres après 1945 étaient inutiles, incapables de persuader ou entraînant des échecs, parce que la communauté du renseignement a été plusieurs fois en confrontation avec les activités d’adversaires et d’ennemis », explique M.Giraldi.

L’auteur de l’article cite en exemple l’attaque du consulat américain dans la ville libyenne de Bengazi qui se termine par la mort de l’ambassadeur et des autres employés. Le chef de l’unité locale du service de renseignement américain expliquait dans des entretiens aux médias que les renforts armés avaient été envoyés avec du retard, car les responsables avaient besoin de connaitre la situation auprès des insurgés locaux.

Selon le Washington Post, ce responsable du renseignement avait été tout d’abord en service en Amérique latine, puis en Afghanistan et en Irak pour de brefs délais ce qui ne lui avait pas permis d’étudier normalement l’arabe ou le pachto, estime M.Giraldi. Selon l’analyste, ce genre de pratique est habituel pour les services de renseignements américains, et c’est une stratégie perdante.

Pour étudier la langue arabe, il faut deux ans de travail, et personne ne veut dépenser ce temps-là et des efforts considérables au milieu de sa carrière, vu que la connaissance des langues étrangères n’aide pas au développement de cette dernière, estime l’ancien officier de la CIA. La même situation existe avec les langues européennes.

Selon M.Giraldi, à l’époque, le directeur adjoint des opérations, s’inquiétant de cette situation au sein des services de renseignement américains, avait interdit de promouvoir ceux qui ne passaient pas de test de langues, mais cette initiative a rapidement échoué. Donc, le problème n’a pas été résolu.

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