Libye : fermeture de quatre champs pétroliers par crainte d’attaques de l’État islamique

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sipa_ap21550718_000002-592x296Les employés de quatre champs pétroliers ont été évacués et ceux d’un cinquième sont en grève par crainte d’éventuelles attaques du groupe jihadiste État islamique (EI), a-t-on appris lundi.

« Quatre champs pétroliers ont été évacués il y a deux jours dans le bassin pétrolier de Merada », à quelque 800 km au sud-est de Tripoli, a confié à l’AFP un responsable militaire, le 11 avril. Proche des autorités basées dans l’Est du pays, le responsable a affirmé que ces évacuations avaient eu lieu au vu de la dégradation de l’état de la sécurité et de la faible production quotidienne.

Attaque contre les champs pétroliers Al-Baïda et de Tibesti

Selon l’agence libyenne Lana, il s’agit des champs pétroliers d’Al-Baïda, Tibesti, Al-Samah et Al-Waha. D’après une autre source militaire citée par l’AFP, les deux premiers ont fait l’objet d’une attaque du groupe jihadiste au début du mois, faisant au moins trois morts.

Grève générale des employés du champ pétrolier de Zaltane

Dans une démarche similaire, les employés du champ pétrolier de Zaltane à 55 km au sud-est de Merada, ont annoncé une grève générale, a également indiqué l’agence de presse.

« Au vu de la multiplication des véhicules arborant le drapeau de Daesh [acronyme de l’EI] dans la région (…) les employés ont décidé de suspendre le travail et de rentrer chez eux jusqu’à ce que la sécurité soit assurée », a rapporté l’agence au nom des grévistes.

Merada se trouve à 350 km de la ville côtière de Syrte contrôlée par l’EI. Le groupe jihadiste cherche à étendre sa mainmise en Libye, notamment sur les champs et puits pétroliers de Ras Lanouf et al-Sedra contre lesquels il a lancé plusieurs offensives début janvier, repoussées depuis.

La Libye dispose des réserves pétrolières les plus importantes d’Afrique, estimées à 48 milliards de barils. Sa production était estimée à 1,6 million b/j en 2011 mais a chuté d’un tiers depuis en raison du chaos qui règne dans le pays.

 

Source: http://www.jeuneafrique.com/

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