Le pouvoir de Bamako, a déposé un projet de loi portant modification du code des collectivités territoriales maliennes, au bureau de l’assemblée nationale. Le dit projet a pour but la mise en place « d’autorités intérimaires » dans le Nord du pays, en application de l’accord d’Alger. Pour les parlementaires issus de l’opposition, c’est « une partition du pays » qui se profile à l’horizon. 

Malian new President Ibrahim Boubacar Keita takes the oath of office on Septenber 4, 2013 in Bamako during his inauguration ceremony. Boubacar Keita pledged to unite Mali as he was sworn in to lead the deeply-divided west African nation's emergence from months of political crisis and conflict. Keita, a former prime minister, began his five-year term in the presence of outgoing transitional leader Dioncounda Troare. AFP PHOTO HABIBOU KOUYATE

Partie intégrante de l’accord d’Alger, la légalisation des « autorités intérimaires » est un passage obligé pour gouvernement malien. Le projet de loi déposé par l’exécutif, s’il est adopté, permettra aux groupes rebelles réunis au sein de la Coalition des Mouvements de l’Azawad (CMA), ont le contrôle des mairies, dans le Nord du pays.

Pilule amère 

Pour Soumaila Cissé,  Chef de file de l’opposition et président du parti Union pour la République et la démocratie (URD), ceci « est une partition de fait du pays, indiquant que dans ces 5 régions (Gao, Tombouctou, Kidal, Ménaka et Taoudénit), tous les maires seront désignés par les groupes armés, avant de préciser que conseil municipal sera en majorité composé des groupes armés ». 

Appel au dialogue

Indigné, l’opposant Cissé demande au gouvernement de « retirer la loi et d’organiser des concertations « . Dans le même, le Collectif des partis politiques de l’Opposition Démocratique et Républicaine, qui dans sa déclaration parle de « partition », dénonce « la surdité, la cécité et le refus constant de concertations du gouvernement sont de réelles menaces pour la paix et la stabilité du pays ».

Minorité vs Majorité

Notons que le pouvoir de Bamako, a une majorité mécanique voire automatique, à l’assemblée nationale. L’opposition qui ne compte que 21 députés, dont la majorité (17) fourni par l’URD de Soumaila Cissé, ne fera pas le poids au moment du vote. C’est pourquoi elle dénonce un « passage en force » prévisible.

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