Neuf ans après la naissance de Nao, un robot humanoïde capable de parler, répondre ou même danser, des chercheurs ont réussi à doter le robot d’une mémoire autobiographique.

Une équipe de chercheurs est parvenue à développer «une mémoire autobiographique» pour le robot français Nao, qui lui permet de transmettre des connaissances à des humains après les avoir lui-même apprises auprès d’autres hommes, a annoncé jeudi le CNRS (Centre National de la Recherche Scientifique) français.

La mémoire autobiographique concerne les événements personnellement vécus.

Au lieu d’employer des plans préétablis, le robot peut apprendre en temps réel par interaction directe avec un humain qui n’est plus derrière un ordinateur mais qui lui parle et le touche.

«Nao mémorise ce qu’il a vu, les positions qu’il a apprises, ce qu’on lui a dit», explique à l’AFP Anne-Laure Mealier, doctorante qui a participé aux travaux.

Blanc et bleu, le sympathique robot Nao, développé par la société Aldebaran Robotics depuis plusieurs années, ajoute donc une corde à son arc grâce à une équipe de l’Institut cellule-souche et cerveau (Inserm/Université Claude Bernard Lyon 1), dirigée par Peter Ford Dominey, directeur de recherche CNRS.

Pour le CNRS, «cette avancée technologique pourra notamment être utilisée pour les opérations sur l’ISS où le robot, membre permanent de la station, serait le trait d’union pour le partage des connaissances entre les différents équipages» généralement renouvelés tous les six mois.

Les résultats des travaux de l’équipe ont été présentés jeudi lors d’un symposium international sur les robots au Japon.

 

 

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