Les pays touchés par l’embargo alimentaire russe peuvent perdre 8,3 milliards de dollars par an, soit le montant équivalant à leur exportations vers la Russie d’avant 2014, estime le Service fédéral des douanes de Russie. Les pays de l’UE ont subi les pertes les plus considérables.

Les pertes des pays étrangers provoquées par l’embargo alimentaire introduite en riposte aux sanctions anti-russes peuvent s’élever jusqu’à 8,3 milliards de dollars par an, selon les statistiques du Service fédéral des douanes de Russie.

Un supermarché. Photo d'archive
© SPUTNIK . KONSTANTIN CHALABOV
Poutine prolonge l’embargo contre les pays qui ont imposé les sanctions antirusses

D’après ces données, les pays de l’UE sont les plus touchés par les restrictions. Le volume des produits alimentaires qu’ils exportaient vers la Russie avant l’introduction de l’embargo étaient équivalent à 5,9 milliards de dollars par an. Parmi les plus grands exportateurs européens on trouvait la Pologne (1,1 milliard de dollars d’exportations), l’Autriche (852 millions de dollars) et les Pays-Bas (794 millions de dollars).Les autres pays hors UE qui ont subi des pertes significatives suite à l’embargo alimentaire sont la Norvège dont les exportations vers la Russie s’élevaient à 1,1 milliards de dollars avant l’embargo, les États-Unis (780 millions de dollars), le Canada (373 millions de dollars) et l’Australie (182 millions de dollars).

Le Service fédéral des douanes russe indique que les importations qui ont le plus baissé sont celles de la viande, des produits laitiers, du poisson, et des fruits et légumes.

La Russie a imposé, le 6 août 2014, une interdiction sur les importations alimentaires , les États-Unis et plusieurs autres pays, dont le Canada, l’Australie, le Japon et la Nouvelle-Zélande. Le 12 juillet dernier, Vladimir Poutine a prorogé par décret jusqu’à fin 2019 ces contre-mesures.