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Au terme de son audition ce mardi par un juge d’instruction, le maire de Dakar n’est pas ressorti libre du Palais de justice. Accusé de détournement de deniers publics et d’association de malfaiteurs, il a été écroué dans la soirée avec six de ses collaborateurs.

« On a fini. C’est un mandat de dépôt. » Il est 23h30 à Dakar, ce mardi 7 mars, lorsqu’un membre du collectif des avocats de Khalifa Sall, à peine ressorti du cabinet du doyen des juges d’instruction, adresse à Jeune Afrique ce SMS laconique, confirmant le placement en détention provisoire du maire de Dakar.

Lui-même, pourtant, ne semble pas surpris. Anticipant l’issue de ce face-à-face, il avait rédigé par avance, avec ses confrères, un communiqué de presse aussitôt diffusé aux médias. « Cette arrestation et cette détention n’ont pour but que de freiner Monsieur Khalifa Sall dans ses ambitions politiques, en l’empêchant de se présenter aux prochaines élections législatives et présidentielle, prévues respectivement en juillet 2017 et février 2019 », clament ses avocats dans ce texte.

Selon eux, l’arrestation et la détention du maire socialiste de la capitale sénégalaise « sont arbitraires en ce qu’elles sont fondées exclusivement sur des raisons politiques et procèdent d’une instrumentalisation de la justice sénégalaise ».