SpaceX pose les jalons de son Internet par satellites

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Résultat de recherche d'images pour "SpaceX pose les jalons de son Internet par satellites"Deux semaines après le premier lancement réussi de sa fusée Falcon Heavy, SpaceX doit franchir, jeudi 22 février, une nouvelle étape importante. Si les conditions météorologiques le permettent, la société spatiale d’Elon Musk doit en effet mettre sur orbite deux mini-satellites expérimentaux. Leur objectif: tester une technologie capable de fournir une connexion à Internet ultra-rapide partout dans le monde. Le projet est ambitieux et encore embryonnaire. Présenté il y a déjà trois ans, il ne devrait pas aboutir avant 2020. 

12.000 SATELLITES

“Nous voulons créer un système mondial de télécommunications qui sera plus grand que tout ce qui a été imaginé jusqu’à présent”, assurait M. Musk en 2015. L’entrepreneur souhaite déployer une constellation d’environ 12.000 satellites de petite taille. Un tiers seront placés à une altitude de 1.150 kilomètres – contre un peu moins de 36.000 kilomètres pour les satellites géostationnaires. Ils seront capables de procurer un accès au Web sur un rayon supérieur à 1.000 kilomètres. L’altitude des 8.000 appareils restants sera de 300 kilomètres.

Il y a trois ans, M. Musk se disait prêt à investir jusqu’à 10 milliards de dollars. Pour concevoir ses satellites, l’entreprise américaine a ouvert un nouveau bureau a Redmond, ville de la banlieue de Seattle. Elle explique cependant que le nombre d’ingénieurs travaillant sur le projet reste modeste. Cette constellation, baptisée Starlink, ne sera pas opérationnelle « avant au moins cinq ans », expliquait M. Musk, en 2015. Space X reconnait désormais que le projet a pris du retard, évoquant un « travail encore considérable ». Le calendrier initial ne devrait ainsi pas être tenu.

40 MILLIONS D’ABONNÉS

M. Musk ambitionne de devenir “le principal moyen d’acheminement du trafic Internet à longue distance”, estimant que sa technologie offrira de meilleures performances que les équipements terrestres actuels. “La vitesse de lumière est 40% plus rapide dans le vide spatial que dans la fibre”, rappelait-il en 2015. Deuxième ambition: relier au réseau les zones géographiques les plus pauvres ou les plus reculées. Selon une étude des Nations Unies, 4, 1 milliards de personnes n’ont toujours pas encore accès au Web.

Pour SpaceX, ce réseau Internet sera « une source de recettes à long terme afin que SpaceX puisse financer la construction d’une colonie sur Mars », C’est l’ambition ultime de l’entrepreneur, qui expliquait par le passé vouloir « mourir sur Mars, et pas à l’impact« . Dans un document interne rédigé en 2015 et publié par le Wall Street Journal, la société misait sur 40 millions d’abonnées en 2025, ce qui représenterait un chiffre d’affaires de 30 milliards de dollars par an. Des chiffres que SpaceX n’a pas souhaité commenter.

GOOGLE ET FACEBOOK ABANDONNENT

M. Musk n’est pas le seul à vouloir bâtir cet « Internet spatial ». En 2015, un consortium baptisé OneWeb a dévoilé un projet similaire, reposant sur le lancement de 648 satellites. Ce consortium est mené par Greg Wyler, un entrepreneur réputé du secteur. Son entreprise a obtenu le soutien financier de Virgin Group, la société du milliardaire britannique Richard Branson, ou encore du groupe japonais Softbank. Elle s’est associée à Airbus pour concevoir et produire ses satellites. M. Wyler espère être opérationnel en 2019.

En revanche, Google et Facebook semblent avoir abandonné leurs ambitions spatiales. Le premier a revendu l’an passé Skybox, un fabricant de microsatellites racheté en 2014. Début 2015, il avait également injecté un milliard de dollars dans SpaceX. Le second ne communique plus sur son projet depuis l’explosion, en septembre 2016, du lanceur Falcon 9 qui devait mettre sur orbite un satellite d’Eutelsat, l’opérateur français avec lequel il s’était associé. Les deux sociétés privilégient désormais d’autres moyens, comme les drones et les ballons dont le déploiement sera certainement plus rapide

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